Lettre de Saint Léonard juin 2009

PAROISSE ORTHODOXE
SAINT LEONARD
Eglise Orthodoxe de France
Rte Aloïs-Fauquez 13 1018 Lausanne (Suisse)
Tel: 021/ 646 24 01 Portable Père Claude: 077/ 452 40 39
Le bonheur, clés en mains !
Nous voici arrivés à ce cinquième et dernier dimanche de ce temps liturgique dit d’après Pâques et nous célébrerons jeudi l’Ascension de notre Maître et Seigneur Jésus Christ. En quelques mois, l’année liturgique débute avec le temps de l’Avent, nous avons fait mémoire de tous les événements de la vie terrestre du Christ. L’Incarnation, l’enseignement, la Passion, la Crucifixion et enfin la Résurrection. Bientôt l’Ascension.
Certes, nous avons fait un acte de mémoire historique et cela peut être intéressant, mais surtout, par la liturgie, nous avons vécu dans notre cœur, notre âme, notre esprit, dans nos tripes et nos émotions tous ces événements qui sont pour nous, chrétiens de toutes les confessions, les actes voulus par Dieu pour le salut de la nature humaine, de toute la nature en général et de notre propre salut en particulier.
Alors, forts de cette espérance inouïe de la résurrection, courrons-nous dans le bonheur ? Et la question se pose immédiatement: qu’est-ce que le bonheur ? Une chose que l’on atteint jamais ! Nous n’avons aucune action, aucun arrangement sur ce qui n’est qu’un mythe qui s’éloigne plus il est recherché créant ainsi, du même coup, son antithèse: le malheur. Ainsi l’homme se rend malheureux, profondément malheureux, en recherchant désespérément ce qu’il ne peut atteindre parce que cela n’existe pas.Alors, oublions le bonheur !
Et la joie ? Qu’est-ce que la joie ? Les pessimistes la verront comme de brèves périodes entre deux dépression. Les optimistes leur rétorqueront que la joie est un état naturel de l’homme et que l’on peut être dans la joie même si l’on est triste. Deux thèses philosophiques qui ne résolvent en rien de mal être profond de l’homme. On ne peut pas être un imbécile heureux qu’encore émerveille le chant des oiseaux ! Mais avons-nous, en toute objectivité, une action quelconque sur notre état d’âme. Le terme d’action est choisi en opposition à celui de réaction à des sollicitations extérieures. On confond souvent ces deux verbes croyant de la réaction est l’action. La psychologie, la psychiatrie répondent « oui » et l’industrie chimique et pharmaceutique nous promettent le bonheur à grands coups de molécules et de profits gigantesques. La liberté dans une camisole chimique ! L’Eglise, quant à elle, répond positivement dans l’espérance de la résurrection. Comment ? Elle invite l’homme à un changement existentiel par la foi et par la vie que commande cette foi. Une vie sans tricherie avec soi-même, sans moralisme, sans jugement sur soi et sur les autres. L’Eglise offre les sacrements qui sont autant de fenêtres ouvertes sur le divin. Un espace où l’homme entre en communion à la fois avec Dieu mais aussi avec toute la communauté des croyants. Aujourd’hui les mots de crise économique, de dépression, de burn-out, de chômage; de toutes ces maladies liées au mode de vie sont courants. Écoutez les conversations autour de vous; le moins que l’on puisse dire est qu’elles ne transpirent pas un optimisme délirant et moins encore le bonheur !Et si la réponse au problème de la joie était en nous ?
Nous sommes des êtres en perpétuel changement. Aujourd’hui nous ne sommes pas ce que nous étions hier et pas encore ce que nous serons demain. Nous sommes tous et chacun appelés à évoluer ! Nous sommes appelés à agir en nous et non à répondre à des conditionnements extérieurs. Souvenez-vous des paroles d’un « père de l’Eglise »: Jean-Paul Sartre dans huis clos faisait dire à l’un de ses personnages: « l’enfer, c’est les autres ». C’est faux ! L’enfer ce sont les projections que nous faisons sur les autres, ce que nous pensons qu’ils disent de nous… Et ce ne sont pas non plus les conditionnements extérieurs parce qu’ils sont une réalité sur laquelle nous n’avons finalement aucune prise et aucun pouvoir sur leur existence propre. Alors, quelle est la clé ? Positiver par la méthode Coué ? Cette chose n’existe pas parce que je la refuse ! Créer sa propre bulle, se replier en une position fœtale et protectrice, fuir le monde ? Le Christ n’a pas fui. Le Christ est devenu homme. Dieu et homme, entièrement Dieu, entièrement homme. Il a été complètement homme. Comme nous, il a eu ses moments de découragement et de peur: « Que cette coupe passe loin de moi »; mais il a été jusqu’au bout nous ouvrant la voie du salut. On ne peut pas changer le monde, mais on peut changer la perspective de notre regard sur le monde. Le Christ nous en donne aujourd’hui la méthode: « Tout ce que vous demanderez en mon nom au Père, il vous le donnera ». Le Christ définit ici LA priorité. Aimer Dieu nous amène à aimer nos frères non comme un devoir humaniste, mais comme une conséquence de notre relation personnelle avec la Divine Trinité. Et non pas le contraire en aimant nos frères pour arriver à aimer Dieu. Il y a quelques années, l’Eglise de Rome, s’était lancée dans l’expérience des « prêtres ouvriers ». Ces hommes oeuvraient dans le monde du travail, participaient aux réunions syndicales, ne parlaient pas trop de Dieu pour respecter leurs interlocuteurs… entretenaient d’excellents rapports sociaux. Ils avaient très certainement une action humaniste vraie, mais à laquelle manquait l’enracinement vertical.Alors, par la suite certains ont quitté l’Eglise… déçus, attristés et sont devenus d’excellents secrétaires syndicaux ou permanents du parti communiste.Le Christ nous amène à un changement de perspective dans la vision du monde. Par la prière, par notre confiance (telle est la racine du mot foi) en Dieu nous acquerrons une autre lecture des événements du monde sans nous laisser guider et obséder par eux.
La prière vraie, alors, libère, apporte la joie ainsi que les sacrements la nourriture essentielle, existentielle pour affronter le monde. Mais attention, ajoutons qu’il ne s’agit pas là d’une opposition ou d’une confrontation mais bien d’une sanctification du monde. Nous allons communier au Corps et au Sang du Christ. Sacrement de l’amour de Dieu mais aussi communion avec nos frères. Sacrement « vertical » et « horizontal », il n’est pas l’un sans l’autre et encore moins l’un contre l’autre.Communions donc ensemble, comme si c’était la première fois, alors la joie de la Résurrection s’emparera de notre cœur et nous permettra de dire en vérité: Christ est ressuscité ! Amen,Père Claude
Catéchèse
Le mot « eucharistie » signifie en grec: action de grâce; la liturgie eucharistique est, premièrement, le service (tel est le sens du mot liturgie) d’action de grâces et de louanges, rendu à Dieu le Père par la communauté ecclésiale en remerciement pour toute l’œuvre que le Christ, le Fils Unique, a accompli en notre faveur par son humanisation (incarnation) Sa mort et sa Résurrection. L’Eucharistie désigne, deuxièmement la partie centrale de la liturgie, ce qui en constitue le cœur, à savoir: le rappel (mémorial) et l’évocation du dernier repas que le Christ a célébré solennellement avec ses disciples la veille de sa Passion et durant lequel il leur a distribué le pain, son corps et donné à boire de la coupe de vin, son sang, le sang de la nouvelle alliance (voir Matthieu 16: 26-28, Marc 14: 22-24, Luc 22: 19-20). Il ne s’agit pas, notons-le bien, d’un simple souvenir, de la commémoration d’un événement relégué dans un lointain passé. L’Eglise orthodoxe croit et confesse que le pain et le vin offerts et consacrés par l’invocation du Saint Esprit (épiclèse) se transforment réellement en corps et sang du Christ. L’Eglise reçoit dans la foi les paroles de Jésus en saint Jean : « ma chair est la vraie nourriture et mon sang est vraie boisson; celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6:55). Le fidèle qui communie participe donc au corps et au sang du Seigneur; il s’unit intimement à Lui et devient membre de son corps: il reçoit le pardon de ses péchés « ceci est mon sang, le sang de l’alliance versé pour la multitude pour le pardon des péchés » (Matthieu 26:28); il possède désormais la vie impérissable « celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (jean 6: 54)L’Eucharistie est le plus important des sacrements, car c’est l’Eucharistie qui fonde l’Eglise; par ce sacrement l’Eglise Est-ce qu’elle est: le Corps du Christ. C’est pourquoi, il convient de s’approcher de ce grand mystère « avec crainte de Dieu, foi et amour » (1), en reconnaissant son indignité et en s’identifiant au publicain et à la pécheresse de l’Evangile.Lecteur Eric Soguel
1. C’est par ces mots que le prêtre invite les fidèles à communier
Paroisse St Léonard
Rte Aloïs-Fauquez 13
1018 Lausanne
Tel: 021/ 646 24 01
Prêtre: 077/ 452 40 39
Dimanche 7 juin
1er dimanche après la Pentecôte
10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres
Mardi 9 juin
Saint Columba 19h Divine Liturgie
Dimanche 14 juin
2e dimanche après la Pentecôte
10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres
Samedi 20 juin
Quatre-Temps d'été
19h Divine Liturgie Dimanche: pas d'office
Dimanche 28 juin
4e dimanche après la Pentecôte
Pas d’office
A vos agendas !
Séminaire de la paroisse du 29 octobre au 1er novembre 2009 avec Mgr Germain de Saint-Denis
Jeudi 29: Le destin de l’humanité selon la Tradition. Vendredi 30: Les Béatitudes où l’art de vivre heureux.
Samedi 31: le discernement des esprits.
Dimanche 1: Divine Liturgie pontificale
Le programme détaillé suivra
Pour cet été
Stages et séminaires
Du 11 au 15 juillet
Saint NectairePromenade au
jardin des sages
ou initiation à la théologie
Ce stage organisé à St Nectaire en Auvergne proposera d’étudier et de discuter quelques caractères de la Sagesse vécue au sein des Eglises orthodoxes grecque et russe au 19e et 20e siècles.Le but de ces études sera d’examiner trois chapitres de la Sagesse vécue dans la Tradition orthodoxe contemporaine chez quelques saints et personnalités récents et de décrire leur nécessité et leur application éventuelle au Christianisme en Europe occidentale.
Ces trois chapitres de Sagesse sont:
- La Sagesse des Pères de l’Eglise contemporaineSaint Séraphim de Sarov 18e-19e siècle
Saint Jean de Cronstadt 19e-20e siècle
Saint Nectaire d’Egine 19e-20e siècleSaint Jean de San Francisco 20e siècle
- La lumière du dogme orthodoxe transmise par le bienheureux évêque Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky).
- Les deux lois sur lesquelles repose la création entière et son destin en relation avec les événements historiques, nationaux et internationaux contemporains.
Avec des exercices contemplatifs, le stage permettra de célébrer la liturgie (messe et heures canoniales) de l’Eglise orthodoxe, d’expérimenter la convivialité et de connaître en Auvergne, des chefs-d’œuvres de la nature et du patrimoine chrétien de cette province (art roman).Monseigneur Germain, évêque de l’Eglise Orthodoxe de France, dirigera les séances de travail.Renseignements pratiques, prix, réservation hôtel et transport:
021/ 646 24 01 ou 077/ 452 40 39 ou
Du 16 au 24 août
St Antoine l’Abbaye
Stage de chant liturgique
Stage de chant, pratique de la Divine Liturgie selon saint Germain de Paris
RENSEIGNEMENTS & INSCRIPTIONS
Diacre Vincent TANAZACQ
C/oBera Billaud
11 rue Chevreul
94100 ST MAUR DES FOSSÉS
01 41 81 43 43
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26 Mai 2009 à 21:33 dans
- Général
