Lettre de Saint Léonard mai 2009
PAROISSE ORTHODOXE
SAINT LEONARD
Eglise Orthodoxe de France
Rte Aloïs-Fauquez 13 1018 Lausanne (Suisse)
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Tel un grain de blé,
le Christ s’est laissé planter dans la terre.
Tel un grain de blé,
le Christ s’est laissé broyer par la meule.
Et tel l’épi étincelant de lumière,
le Christ Ressuscité nous apparaît,
Lui, le Pain de la vie éternelle.
Avec Lui ressuscite le monde enfermé
sous la tristesse du péché.
Avec Lui renaît l’homme brisé
par les attaques de l’Ennemi.
Avec Lui, le Christ vainqueur
de toute forme de mort,
nous revivons chaque matin.
Dans la joie du soleil nouveau de la Pâque,
le clergé et les fidèles disent avec vous :
CHRIST EST RESSUSCITÉ !
EN VÉRITÉ, IL EST RESSUSCITÉ !
Christ est ressuscité !
En vérité, Il est ressuscité !
Si vous étiez venus vendredi… mais nous sommes venus quelques-uns d’entre nous à votre place… vous auriez vécu la Passion de notre Seigneur Jésus Christ, son élévation sur la croix, plantée au milieu de l’univers, sa mort et sa mise au tombeau.Aujourd’hui nous sommes sous l’explosion de la Résurrection.Passant de la tristesse à la joie, de l
’abnégation effrayante du Fils de Dieu et Fils de l’homme à l’élévation de l’humanité, la nôtre.On se demande souvent, au jour de la Résurrection du Christ, pourquoi la stupeur s’empare-t-elle de nous qui sommes, dans une certaine mesure, des êtres vivants, en même temps qu’une joie qui n’a pas de cause monte à l’intérieur et fait trembler l’être tout entier ?La réponse, me semble-t-il, est que le Christ a vaincu la mort par la mort.
On peut apprécier la mort sous trois aspects. Le premier aspect de la mort est une sorte de détournement de la paternité céleste - de Celui qui nous a engendrés par sa propre volonté… Il a voulu l’homme, et la mort vient lorsqu’on Le quitte, lorsqu’on se détourne de Lui. Voici une première forme de mort.Mais le Père, en créant, n
’est pas seul. Il est avec le Logos, son Verbe divin. Ce Verbe a mis en nous et avec nous toutes ces lois qui nous maintiennent et qui font de nous des êtres solides. L’autre forme de mort est la dissociation de ces lois en nous et de ces éléments qui nous constituent.Le Fils n’est pas seul non plus avec le Père. L’Esprit Saint de Dieu a soufflé la vie dans nos membres. Une troisième forme de la mort paraît face à cette donation de l’Esprit de Dieu. Elle est le sommeil progressif: lorsque L’homme implose progressivement sur lui-même, si l’on peut dire, et s’enferme dans la nature, il vit quelques années et disparaît dans ces trois formes de morts. En ce jour, le Christ a vaincu ces trois morts. Il l’a fait étant homme, car Il s’est complètement dépossédé. Il a souffert, expérimentant cette mort qui est la dissociation de l’être. Et enfin, Il s’est humilié - on ne connaît pas plus humilié que Lui dans l’histoire. Cette humiliation a réveillé le monde, tué le sommeil de l’âme, et fait surgir la vie nouvelle. Nous sommes maintenant dépassés, tous, qui que nous soyons, et la joie monte dans notre être plénier car toutes les formes de mort sont vaincues, tuées, anéanties… ces morts pleines d’amertume qui ont créé la vallée de larmes. Et curieusement, au plus profond de cette dissociation inimaginable de l’être, le Christ, comme vous le voyez sur l’icône de la Résurrection, a sorti Adam, c’est-à-dire toute l’humanité, de la prison infranchissable des morts dans laquelle, étrangement, nous nous tenons comme si elle n’était pas une prison. Allez donc dire aux êtres humains, un peu partout, que le Christ est ressuscité et que la mort est anéantie ! Que va-t-on nous répondre ? Peut-être comme une dame le fit, ici, voici plusieurs années: « Si ça vous fait plaisir, mon petit ! » Voilà, l’opinion générale ! La dame pense qu’il y a des choses plus sérieuses que celle-là !Mais en vérité, Christ est ressuscité. A Lui la gloire dans les siècles des siècles. Amen.
Evêque Germain de Saint-Denis
Homélie du dimanche de Pâques 2006
Résurrection
Qu’ajouter à la très belle homélie de saint Jean Chrysostome que nous avons entendue dans l’office des matines pascales. Saint Jean « Bouche d’or » appelle tous et toutes a participer à la fête de la Résurrection, à la victoire de la vie sur la mort.Que dire de plus ?
Peut-être faut-il souligner, ici, un aspect important qui est le rôle essentiel joué par les femmes dans l’annonce de la Résurrection au monde. Ce sont elle, qui, en effet, les premières, vont clamer au monde la Résurrection du Christ. Ce sont elles qui vont révéler aux apôtres la bonne nouvelle de la mort vaincue par la vie, de la Résurrection du Christ qui devient notre propre victoire sur la mort. Elles portent la bonne nouvelle comme Marie a porté l’Incarnation du Verbe dans le monde. Marie, femme, vierge et Mère de Dieu qui a accepté en son cœur d’ouvrir la porte de l’humanité au Verbe de Vie. Marie qui met au monde, qui est toujours présente comme mère, qui est au pied de la croix du supplice, qui est là au moment de la Résurrection. La femme ou les femmes ont été souvent maltraitées par l’église ! Et pourtant, elles ont joué un rôle fondamental dans la vie terrestre du Verbe de Dieu. D’abord Marie, bien entendu, mais aussi cette femme étrangère (non juive) qui demande pitié et guérison et permet au Christ d’affirmer l’universalité du salut de Dieu (Mat.15: 21-28); et cette femme qui verse sur la tête de Jésus un parfum de grand prix permet au Christ, qui l’accepte, d’annoncer sa Passion puis l’Eglise.Les hommes bavardent, causent de théologie, argumentent, dissèquent; les femmes de l’Evangile vont à l’essentiel: la foi et la Guérison. Telle cette femme qui veut toucher le vêtement de Jésus pour être guérie de ses pertes de sang. Ce Jésus qui fait remarquer le don du nécessaire de la veuve pauvre et le don du superflu des riches. Et cette Samaritaine qui ameute la ville en disant que le Christ est bien le Messie. Dans un de ses poèmes Aragon écrivait que la femme est l’avenir de l’homme. C’est faux, elle est complémentaire à l’homme comme l’homme est complémentaire à la femme. Il n’y a pas d’opposition, de dualité mais une nature humaine commune avec des fonctions et, pour l’Eglise, des ministères différents. L’Eglise, ou plutôt les hommes d’Eglise, ont trop longtemps vu la femme presque uniquement dans Eve la tentatrice de l’homme. Marie, Nouvelle Eve; Jésus, le Christ, Nouvel Adam ont transformé fondamentalement les rapports entre Dieu et l’homme qui est devenu par l’Incarnation enfant du Père et co-participant au salut. En ce jour de la Résurrection, il n’y a plus hommes, femmes et enfants mais bien des chrétiens qui chantent:Christ est ressuscité des morts
Par la mort il a vaincu la mort
À ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie. Alléluia !
Annonçons la Résurrection du Christ au monde ! Tous et toutes, avec notre cœur, avec notre voix; dans la foi, dans l’espérance et dans l’amour disons:Christ est Ressuscité !
En vérité, Il est ressuscité !
Père Claude
Homélie jour de Pâques 2009
La Pentecôte
Pourquoi nous sommes-nous prosternés en priant l’Esprit Saint de venir ? Les autres dimanches, nous ne nous prosternons pas car le dimanche est le jour de la Résurrection et que la Résurrection du Christ nous met debout, c’est-à-dire en dehors de la condition mortelle. Nous restons debout le dimanche, nous contentant de nous incliner devant Dieu en tant que membres de la nature humaine sauvée de la mort, en tant que membres du corps du Christ ressuscité. Et si aujourd’hui, le dimanche de Pentecôte, nous nous prosternons c’est que nous demandons à l’Esprit Saint de venir en personne dans notre personne comme Il est venu sur les disciples en « des langues qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres » et qui « se posèrent sur chacun d’eux ». Nous nous prosternons devant Dieu en tant que créature, en tant qu’esprit créé, en tant qu’indigne, car il y a un gouffre infranchissable entre Dieu et le détail que je suis. L’homme est indigne d’être secoué par le souffle violent de l’Esprit Saint, puis d’être éclairé, remarqué, puis illuminé. Pourtant cette secousse, comme « un vent violent », place la personne humaine, ce détail, hors du seulement humain et lui donne le mouvement car le seulement humain est immobile au regard de Dieu. Cette secousse intérieure provoque l’écroulement de tous les murs que sont la répétition, l’installation et la résignation au seulement humain. Et nous nous prosternons aussi car, à la lumière du feu de l’Esprit Saint, dans l’esprit de l’homme réveillé et révélé à lui-même, les ténèbres du péché apparaissent, alors qu’on s’était habitué à elles, et à survivre en elles. Nous nous prosternons donc aussi en tant que pécheur,dans la crainte, car l’Esprit Saint donne à chacun, s’il le demande et si le temps en est venu, de voir ses fautes. C’est là un moment redoutable, intenable sans la grâce de Dieu, qui est l’esprit de la crainte de Dieu. Il donne la force de voir son péché. Cette prosternation du corps - elle évite de se prosterner devant des hommes ou devant des idoles - doit être une prosternation de l’esprit et une prosternation du cœur. L’esprit s’humilie et le cœur se repent. Le feu du Saint Esprit - Il est un serviteur parfait, Il « bouscule » à la Pentecôte et selon la maturité de chacun - peut être alors reçu comme la lumière de la volonté de Dieu en ce qui concerne la personne. Il pousse à la vocation de l’année ou de toute une vie. Elle se révèle dans l’évidence, dans le tremblement, la crainte de Dieu, car, comme Il nous l’a dit: « Mes pensées ne sont pas vos pensées ». A ce moment redoutable, l’Esprit Saint qui est l’Esprit de Vie devient l’esprit de ma vie et donne la force et l’audace de trouver ou de retrouver mon chemin car je l’avais oublié, ou enterré, ou déformé. Mes amis, le Père nous accorde ce que nous lui demandons au nom de son Fils et par l’Esprit Saint puisque par sa puissance infinie, à l’épiclèse, le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang du Christ, nourriture de la vie éternelle. Aujourd’hui nous le prions en plus de nous secouer, de nous éclairer et de nous guider dans son ineffable amour, par l’Esprit Saint. Chacun peut ainsi ne plus se cacher à lui-même son vrai désir, son désir de fond, qui est le désir d’aller vers Lui et de Le recevoir, Lui, qui est la lumière qui ne s’éteint pas, la seule richesse qui ne meurt pas et la seule joie sans cause ni fin.Père Bernard
Homélie du dimanche de Pentecôte 1999
Paroisse St Léonard
Rte Aloïs-Fauquez 13
1018 Lausanne
Tel: 021/ 646 24 01
Prêtre: 077/ 452 40 39
Dimanche 3 mai
3e dimanche après Pâques
10h Laudes et Divine liturgie Samedi: 19h Vêpres
Mardi 5 mai
Saint Hilaire d'Arles
19h Divine Liturgie
Dimanche 10 mai
4e dimanche après Pâques
10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres
Dimanche 17 mai
5e dimanche après Pâques
10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres
Jeudi 21 mai
Ascension
19h Divine liturgie
Dimanche 24 mai
Dimanche dans l'octave de l'Ascension
10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres
Dimanche 31 mai
Pentecôte
10h Laudes et Divine liturgie Samedi: 19h Vigiles
Cours d'introduction
à la théologie orthodoxe
Droit canon et dogmatique
Mardi 5 mai dès 20h 15 après la Divine Liturgie
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28 Avril 2009 à 08:18 dans
- Général
