Divine Liturgie selon St Germain de Paris
LA DIVINE LITURGIE
SELON
SAINT GERMAIN DE PARIS
INTRODUCTION
La Divine Liturgie selon saint Germain de Paris est celle de l’ancien rite des Gaules. Étudiée et restaurée, elle fut célébrée la première fois, le 1er mai 1945, en la chapelle Saint-Irénée, rue Saint-Louis-en-l’Ile, à Paris.
Sa restauration - disons plutôt sa résurgence - et sa mise en oeuvre pratique sont essentiellement l’oeuvre de l’évêque Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky, 1905-1970), premier évêque de l’Église orthodoxe de France. Il travailla, entre 1925 et 1945, à ce qu’elle soit conforme, selon ses propres paroles, «à trois exigences : d’abord, être orthodoxe dogmatiquement sans laisser de place à aucune idée étrangère, ensuite exprimer l’orthodoxie en sa plénitude, enfin, plonger ses racines dans le sol apostolique-patristique» (Évêque Jean de Saint-Denis, Étude critique des Lettres de saint Germain de Paris, in Présence Orthodoxe, n° 20-2 1, p. 32.)
Pour ce faire, le restaurateur s’appuya sur le matériel si riche de la tradition ancienne des Gaules, transmise jusqu’à ce siècle et scrutée par toutes les générations de liturges.
Le plus précieux document de base (IXe siècle), recopié sur un texte du VIe siècle, est formé des deux Lettres de saint Germain de Paris, trouvées dans le monastère Saint-Martin d’Autun. Il y paraît la première description connue de cette liturgie qui fut ardemment louée par saint Venance Fortunat. «La description donnée par saint Germain de Paris nous trace un tableau fidèle de la liturgie, précise son déroulement, explique son caractère propre qui la distingue non seulement du rite romain et des rites orientaux, mais aussi des rites voisins dont le plus proche est le mozarabe ou wisigothique» (Présence Orthodoxe, n° 20-21, p. 19.)-. Ce document fut complété par le Missale Gothicum, le Missale Gallicanum Vetus, les Missels de Stowe et de Bobbio, le Missel ambrosien, par l'oeuvre de certains pères de l’Église, comme saint Isidore de Séville, et par les lectionnaires, tel le Lectionnaire de Luxeuil.
De nombreux ecclésiastiques, français pour la plupart, n’ont cessé, par ailleurs, d’étudier, d’écouter et de discerner la voix lointaine de la liturgie qui fut, dans les Gaules, celle des premiers siècles. Citons, parmi eux, les remarquables liturgistes que furent le père Pierre Le Brun (Explications de la Messe, 1726 - Étude publiée dans Présence Orthodoxe, n° 36.), le père Wladimir Guettée qui essaya de reconstituer toute la Messe du rite des Gaules (1874), monseigneur Duchesne (Les origines du culte chrétien, 1889), monseigneur Battifol (Étude de Liturgie et d’archéologie chrétienne, 1919) et le père Jean-Baptiste Thibaut (L’ancienne Liturgie gallicane, 1929). Rappelons également les cours professés, en 1943, par dom Lambert Bauduin, sur la Liturgie gallicane, à l’Institut orthodoxe français de Paris Saint-Denys l’Aréopagite, ainsi que les travaux de monseigneur Alexis van den Mensbrugghe (Sur l’authenticité des Lettres, voir notamment : L’Expositio missae gallicanae est-elle de saint Germain de Paris ?, in Présence Orthodoxe, n° 34-35, pp. 38 sq.)
Dans son étude et explication génétique de la Messe romaine, Josef A. Jungmann écrit : «La Liturgie gallicane, en vigueur en France au début du Moyen Âge, forme un ensemble original et achevé. Bien qu’elle ait disparu au VIIIe siècle, elle nous est bien connue, surtout la Messe» (Missarum Sollemnia, 1953). La Liturgie selon saint Germain de Paris appartient incontestablement, tant par sa forme que par son esprit, à la tradition du rite des Gaules. On y a intercalé des éléments d’autres rites, puisqu’il est certain que «historiquement aucun rite n’a pu rester complètement imperméable aux influences du dehors et sans influence sur les autres » (Présence Orthodoxe, n° 20-21, p. 42.).
Cette liturgie restaurée fut bénie par le patriarche Serge de Moscou, approuvée par le métropolite Anastase de New York, chaleureusement saluée par le patriarche Athénagoras de Constantinople, acceptée par le patriarche Justinien de Roumanie, et célébrée par plusieurs évêques de l’Église d’Orient parmi lesquels le saint archevêque Jean de San-Francisco (1896-1966), canonisé le 2 juillet 1994.
La traduction des Lettres de saint Germain de Paris, l’étude critique de l’évêque Jean citée plus haut, d’autres travaux et une bibliographie complète des travaux que la restauration de cette liturgie a suscités, ont été présentés successivement dans la revue Présence Orthodoxe : n° 20-21 (1972-1973), 34-35 et 36 (1976-1977 : numéros spéciaux «Saint Germain de Paris», à l’occasion du quatorzième centenaire de sa mort, en 576).
PRÉPARATION
À LA
DIVINE LITURGIE
PRIÈRES PRÉPARATOIRES
Les prières préparatoires sont dites par le clergé, avant l'habillement, dans la sacristie, ou bien à l'entrée de l'église, ou bien encore devant l'icône de la très sainte Mère de Dieu. Le clergé peut, ad libitum, utiliser les prières préparatoires qui suivent (de tradition occidentale) ou les prières préparatoires récitées par l'évêque (de tradition orientale) indiquées aux pages 17 à 21. Les clercs se signent avec de l'eau bénite.
Cél. X Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Dia. Amen.
S'inclinant profondément :
Cél. Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne arrive, que ta Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain substantiel, et remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs, et ne nous soumets pas à l'épreuve, mais délivre-nous du Malin. Amen.Salut Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.
Se redressant :
Cél. Je m'approcherai de l'autel de Dieu,
Dia. du Dieu qui réjouit ma jeunesse.
Le clergé dit le psaume 43, omis aux fêtes, du 5ème dimanche de Carême jusqu’au Vendredi saint (temps de la Passion) et aux liturgies des défunts.Cél. Juge-moi, ô Dieu, sépare ma cause de celle d'un peuple impie ; / délivre-moi de l'homme de fraude et d'iniquité : car Tu es ma force et mon Dieu.
Pourquoi dois-je cheminer tristement sous l’oppression de l'ennemi ?
Cél. Envoie ta lumière et ta vérité, elles me guideront, /et me conduiront à ta montagne sainte et à tes tabernacles.
Dia. Ainsi je parviendrai à l'autel de Dieu, /de Dieu qui fait la joie de ma jeunesse.
Cél. Ainsi je Te louerai sur la harpe, /Toi, mon Seigneur et mon Dieu.
Dia. Pourquoi es-tu triste, ô mon âme, /Pourquoi gémis-tu au-dedans de moi ?
Cél. Espère en Dieu, je Le louerai encore, /mon Dieu et le salut de ma face.
Cél. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
Dia. comme il était au commencement et maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen.
Cél. Je m'approcherai de l'autel de Dieu,
Dia. du Dieu qui réjouit ma jeunesse.
Cél. Notre secours soit dans le Nom du Seigneur,
Dia. qui a fait le Ciel et la Terre.
Le célébrant, profondément incliné, dit la confession :
Cél. Je confesse devant la face du Dieu très clément, devant la bienheureuse Marie, toujours vierge, Mère de Dieu, saint Michel archange, saint Jean Baptiste, les saints apôtres Pierre, Paul, Jean et Jacques, les saints NN..., tous les saints, et devant toi mon frère, que j'ai beaucoup péché par pensées, par paroles, par actions, par omissions, consciemment et inconsciemment, volontairement et involontairement.
Se frappant trois fois la poitrine :
Aie pitié de moi, Seigneur. Aie pitié de moi, Seigneur.
Aie pitié de moi, Seigneur, selon ta grande miséricorde.
C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours vierge, Mère de Dieu, saint Michel archange, saint Jean- Baptiste, les saints apôtres Pierre, Paul, Jean et Jacques, les saints NN..., tous les saints et toi, mon frère, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
Dia. Que Dieu tout-puissant ait pitié de toi, qu'Il te pardonne tes péchés et te conduise à la vie éternelle.
Cél. Amen.
Le diacre, profondément incliné, dit :
Dia. Je confesse devant la face du Dieu très clément, devant la bienheureuse Marie, toujours vierge, Mère de Dieu, saint Michel archange, saint Jean Baptiste, les saints apôtres Pierre, Paul, Jean et Jacques, les saints NN..., tous les saints, et devant toi mon père, que j'ai beaucoup péché par pensées, par paroles, par actions, par omissions, consciemment et inconsciemment, volontairement et involontairement.
Se frappant trois fois la poitrine :
Aie pitié de moi, Seigneur. Aie pitié de moi, Seigneur.
Aie pitié de moi, Seigneur, selon ta grande miséricorde.
C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours vierge, Mère de Dieu, saint Michel archange, saint Jean-Baptiste, les saints apôtres Pierre, Paul, Jean et Jacques, les saints NN..., tous les saints et toi, mon père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
Cél. Que Dieu tout-puissant aie pitié de toi, qu'Il te pardonne tes péchés et te conduise à la vie éternelle.
Dia. Amen.
Cél. Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de nos péchés ; qu'Il nous absolve de nos fautes et renouvelle nos cœurs par l'effusion de son Esprit.
Dia. Amen.
Cél. Ô Dieu, tourne-Toi vers nous et Tu nous donneras la vie,
Dia. et ton peuple se réjouira en Toi.
Cél. Montre-nous ta miséricorde,
Dia. et donne-nous ton salut.
Cél. Seigneur, écoute ma prière,
Dia. et que mon cri parvienne jusqu'à Toi.
Cél. Le Seigneur soit toujours avec vous,
Dia. et avec ton esprit. Prions.
Cél. Ô Dieu de tendresse, prête une oreille attentive à nos supplications et illumine nos cœurs par la grâce de ton Esprit, afin que nous devenions de dignes ministres de tes mystères et T'aimions d'une éternelle charité. Par notre Seigneur Jésus-Christ.
Dia. Amen.
HABILLEMENT DU CLERGÉ
Les clercs célébrants se lavent les mains (y compris les clercs mineurs).
Cél. Donne, Seigneur, à mes mains la vertu d'effacer toute souillure; purifie mon âme et mon corps par le sang de ton Agneau, afin qu'après avoir été lavé, je puisse partager tes joies éternelles.
En prenant chaque ornement, le prêtre le bénit et le baise :
SUR L'AMICT : Ton joug est doux et ton fardeau léger; couvre-moi, Seigneur, du casque du salut.
SUR L'AUBE : Le Seigneur m'a revêtu du vêtement du salut, Il m'a enveloppé d'une tunique de joie, Il m'a orné de beauté.
SUR L'ÉTOLE : Rends-moi, Seigneur, la puissance et la lumière que j'ai perdues par la prévarication de notre premier père, Adam, et que j'ose, malgré mon indignité, approcher de ton Trône et T'offrir les mystères de la joie éternelle.
SUR LA CEINTURE : Maintenant tu te ceins toi-même, mais lorsque tu seras vieux, un autre te ceindra. Ceins-moi, Seigneur, d'une ceinture de pureté et que la chasteté demeure en moi.
SUR LES MANCHETTES (si l'on en porte) : Ta droite, Seigneur, s'est couverte de la gloire de ta force, tes mains m'ont créé et formé.
SUR LA CHASUBLE : Couvre-moi, Seigneur, de la chasuble de charité, afin que ton amour brûle les profondeurs de mon cœur.Le diacre dit les mêmes prières sur l'amict, l'aube, la ceinture, l'étole, puis il fait bénir la dalmatique par le célébrant et dit : Dia. Couvre-moi, Seigneur, de la dalmatique de charité, afin que ton amour brûle les profondeurs de mon cœur.
S'il s'agit de l'habillement épiscopal - habillement simple - l’évêque dit les mêmes prières et ajoute :
Év. SUR LE PALLIUM : Tu as trouvé la brebis perdue, Tu l'as placée joyeusement sur tes épaules, et Tu l'as ramenée dans la bergerie.
Év. SUR LA CROIX ET LA PANAGHIA : Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il Me suive.
Év. SUR LA MITRE : Tu as mis sur ma tête une couronne de pierres précieuses ; je T'ai demandé la vie et Tu me l'as donnée.
(L'habillement public et solennel de l’évêque, sur un ambon, n'est pas décrit dans ce livret.)
PRÉPARATION DES DONS
(à l’autel de prothèse)
C'est le diacre (ou le prêtre quand il n’y a pas de diacre) qui fait la préparation des dons, portant l'étole ou entièrement habillé.
X Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Un enfant nous est né, un Fils nous est donné. On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Prince de la Paix, Ange du Grand Conseil, Père du siècle à venir, dont le règne n'aura point de fin. Par la prière de la Mère de Dieu, Seigneur, aie pitié de nous.
Prenant le pain de la main gauche :
Bienheureux ceux qui sont appelés aux noces de l'Agneau.
Traçant avec la lance, sur le pain, trois fois le signe de croix :
X Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.
Découpant le pain en forme cubique, il l’incise ensuite profondément en forme de croix :
L'Agneau a été immolé, Il a racheté les hommes de toutes nations, Il a fait de nous des rois et des prêtres pour notre Dieu, et nous règnerons avec Lui sur la terre.
Déposant le pain sur la patène, il le perce avec la lance sur le côté droit :
Et le soldat Lui perça le côté.
Versant le vin dans le calice :
De son côté jaillit le sang et l'eau. Par ses plaies nous avons été guéris. Venez et je vous montrerai l'Épouse qui a l'Agneau pour époux.
Versant l'eau dans le calice en forme de croix :
Ô Dieu qui as établi d'une manière admirable la dignité de la nature humaine et plus admirablement encore l'a renouvelée, donne-nous, selon le symbole de cette eau et de ce vin, de participer à la divinité de Celui qui a daigné participer à notre humanité.
Après avoir parfumé d'encens la tour (ou l'astérisque), il la pose sur la patène :
Dans la grotte, dans le tombeau, dans le sein virginal, Tu T'es reposé, ô Créateur du Ciel et de la Terre. Condescends à Te reposer en nous, ô Sauveur de l'homme.
Il couvre le calice et la patène chacun d'un voile de communion, puis chacun d'un grand voile, après les avoir parfumés d'encens (S'il pose la patène sur le calice, il n 'utilise alors qu 'un voile de communion et un grand voile):
Il règne le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant. Réjouissons-nous, soyons dans l'allégresse et rendons-Lui gloire car les noces de l'Agneau sont venues et l'Église son épouse, s'est préparée ; elle est vêtue de lin fin, éclatant et pur, elle est parée des vertus des saints. Par leurs prières, souviens-Toi, Seigneur, de ton serviteur le patriarche N..., de ton évêque N..., de tes prêtres NN...
... de ton peuple et de moi, diacre (ou prêtre) indigne. Amen.
Encensant les dons :
Que nos oblations, Seigneur, montent comme un parfum de suavité devant ta Face pour le salut du monde entier, par ta miséricorde et ton amour de l'homme, Père, Fils et Saint-Esprit, ô notre Dieu qui es béni et qui vis, règnes et triomphes aux siècles des siècles. Amen.
L 'officiant encense toute l'église, sauf le sanctuaire.
PRIÈRES PRÉPARATOIRES ET ENTRÉE DE L’ÉVÊQUE
Le clergé attend l’évêque à la porte d’entrée de l'église. Dès que l’évêque en a franchi le seuil, les sous-diacres mettent sur ses épaules la cappa magna. L’évêque reçoit alors la croix des mains du premier prêtre ; il la baise et bénit tous les co-célébrants l'un après l'autre, avec la croix ou avec l'eau bénite, ou avec la main simplement.
L'évêque et les clercs majeurs disent à voix basse les prières préparatoires :
Év. X Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Dia. Amen.Év. Je m'approcherai de l'autel de Dieu, Dia. du Dieu qui réjouit ma jeunesse.
PSAUME 43
Omis aux fêtes, du 5ème dimanche de Carême jusqu’au Vendredi Saint (temps de la Passion) et aux liturgies des défunts.
Év. Juge-moi, ô Dieu, sépare ma cause de celle d'un peuple impie ; / délivre-moi de l'homme de fraude et d'iniquité :car Tu es ma force et mon Dieu.
Dia. Pourquoi me repousserais-Tu ? /Pourquoi dois-je cheminer tristement sous l'oppression de l'ennemi ?
Év. Envoie ta lumière et ta vérité, elles me guideront, /et me conduiront à ta montagne sainte et à tes tabernacles.
Dia. Ainsi je parviendrai à l'autel de Dieu, / de Dieu qui fait la joie de ma jeunesse.
Év. Ainsi je Te louerai sur la harpe, /Toi, mon Seigneur et mon Dieu.
Dia. Pourquoi es-tu triste, ô mon âme, /pourquoi gémis-tu au-dedans de moi ?
Év. Espère en Dieu, je Le louerai encore, / mon Dieu et le salut de ma face.
Év. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
Dia. comme il était au commencement et maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Amen.
Év. Je m'approcherai de l'autel de Dieu, Dia. du Dieu qui réjouit ma jeunesse.Év. Notre secours soit dans le Nom du Seigneur,
Dia. qui a fait le Ciel et la Terre. Nous avons péché,Seigneur. / Nous avons péché. Pardonne-nous et sauve-nous.
Év. Toi qui gouvernas l'arche de Noé sur les flots du déluge,
Dia. exauce-nous.
Év. Toi qui, d'une parole, rappelas Jonas de l'abîme,
Dia. libère-nous.
Év. Toi qui tendis la main à Pierre s'enfonçant dans les eaux, Dia. secours-nous, ô Christ, Fils de Dieu.
Év. Seigneur, Tu as accompli avec nos pères des merveilles, Dia. fais notre siècle propice.
Év. Du haut du ciel, abaisse ta main,
Dia. et délivre-nous.
Év. Christ, écoute-nous.
Dia. Christ, exauce-nous.
Év. Agios ô Theos,
Dia. Agios Ischiros,
Év. Agios Athanatos,
Dia. eleison imas.
Év. Sanctus Deus,
Dia. Sanctus Fortis,
Év. Sanctus Immortalis,
Dia. miserere nobis.
Év. Saint Dieu,
Dia. Saint Fort,
Év. Saint Immortel,
Dia. aie pitié de nous.
Év. Sainte Marie, Mère de Dieu,
Dia. sauve-nous.
Év. Saint Jean-Baptiste, les saints apôtres Pierre, Paul, Jean et Jacques, saints Irénée, Denis, Germain, Geneviève et tous les saints,
Dia. priez pour nous.
Év. Sois indulgent,
Dia. pardonne-nous, Seigneur.
Év. De tout mal,
Dia. délivre-nous, Seigneur.
Év. X Par ta croix et ta résurrection,
Dia. délivre-nous, Seigneur et aie pitié de nous.
Év. Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne arrive, que ta Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel.
Dia. Donne-nous aujourd'hui notre pain substantiel, et remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs, et ne nous soumets pas à l'épreuve, mais délivre-nous du Malin.
Év. Amen. Salut Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni.
Dia. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Év. Amen. Nous sommes indignes, ô Jésus-Christ, d'être vivants, mais Tu ne veux pas la mort du pécheur, Tu veux qu'il vive. Pardonne-nous et redresse-nous par ton incarnation,
Dia. afin que par le labeur de la pénitence nous participions pleine ment à la jouissance de la vie éternelle dans les cieux.
Év. Ô Dieu, tourne-Toi vers nous et donne-nous la vie.
Dia. Et ton peuple se réjouira en Toi.
Év. Montre-nous ta miséricorde.
Dia. Et donne-nous ton salut.
Év. Seigneur, écoute ma prière,
Dia. et que mon cri parvienne jusqu'à Toi.L’évêque et le clergé attendent la fin des psaumes laudiques et de leur antienne. Deux diacres portent le dikirion et le trikirion, l'un d'eux proclame :
Dia. Debout! Soyons attentifs ! En silence !
Le chœur entonne l'hymne de la fête ou l’hymne à la Vierge, Mère de Dieu. Le diacre dit à voix basse cette même hymne.
Ch. Il est digne, en vérité, de te célébrer, ô Mère de Dieu, bienheureuse à jamais, et très pure, et Mère de notre Dieu. Toi plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, qui, sans tache, enfantas Dieu le Verbe, Toi, véritablement Mère de Dieu, nous t’exaltons.
Pendant ce chant, l’évêque prend la mitre et la crosse et, précédé du clergé majeur, se rend devant les portes saintes où il vénère les icônes. Puis il dit :
Év. Que la paix soit toujours avec vous,
Dia. et avec ton esprit. Prions le Seigneur. Kyrie eleison.
Év. Je Te demande, Dieu Sabaoth, Père saint et très haut, de me rendre digne de m'approcher avec pureté, crainte, amour et un cœur brûlant de charité, de ton saint autel, afin que je puisse intercéder pour mes péchés, mériter le pardon des péchés de ton peuple présent ou absent, et offrir des sacrifices pacifiques pour chacun en particulier et pour toute la plénitude de ton Église. Laisse faire celui qui vient audacieusement vers Toi. Ne permets point ma perte, et, en me purifiant, reçois avec complaisance l'eucharistie que j'élève vers Toi, vers ton Fils et vers ton Esprit-Saint, seul Dieu en trois Personnes, aux siècles des siècles.
Dia. Amen.
Après cette prière et après l'hymne, l’évêque bénit l'assemblée qui chante :
Ts Ton despotîn, ke archierea imôn, kyrie phila te, is pola eti despota, is pola eti despota, is pola eti despota !
La bénédiction donnée, le clergé se rend à la sacristie pour revêtir les ornements liturgiques.
Le chœur reprend les laudes par l’hymne : «Tu es bénie, ô Mère de Dieu et vierge...».
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08 Décembre 2008 à 17:50 dans
- DIVINE LITURGIE SELON ST GERMAIN DE PARIS
