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Paroisse orthodoxe St Léonard

Lettre novembre 2009

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

Eglise Orthodoxe de France

Rte Aloïs-Fauquez 13  1018 Lausanne  (Suisse)

Tel: 021/ 646 24 01  Portable Père Claude: 077/ 452 40 39

Claude.orthodoxielausannoise@gmail.com

 

 

Témoigner sa foi

 

Suite à notre publication des extraits de l’enseignement de saint Séraphin de Sarov, nous avons reçu une question importante qui mérite un certain développement:

« Intéressant ce que dit S. de Sarov à propos d’une discrétion à garder. Je me suis posé plusieurs fois la question, d’autant que les écrits nouveau testament insistent beaucoup sur la nécessité de témoigner de l’évangile de toutes les manières possibles » . (Alain)

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde » dit le Christ dans le Sermon sur la Montagne. Cela est un fait objectif et déjà le premier témoignage.

Il faut aussi s’entendre sur ce que recouvre ce mot de « témoignage » si souvent utilisé mais la plupart du temps méconnu. Le Christ nous en donne,ici, une piste: Sel et lumière.

Essayons donc d’y voir plus clair en posant le problème de la connaissance, croyance et expérimentation ou expérience. C’est par ailleurs sur cette dernière que saint Séraphin veut nous entraîner, nous enseigner.

La connaissance.


L’homme acquiert des connaissances dans tous les domaines de la vie. Il ouvre des livres, consulte des dictionnaires, voyage, se cultive. Il peut suivre des cours de théologie, ouvrir la Bible. Il peut acquérir une connaissance universelle, encyclopédique. Il peut enseigner la théologie, le latin et que sais-je… Il peut être cultivé, philosophe et bavard.

Cet homme-là aura acquis une connaissance et non le discernement. Certes, il pourra être philosophe mais restera centré, « scotché » à L’homme et à l’humanité. Il sera anthropocentrique. Il ramènera Dieu à un concept philosophique intéressant. Au besoin, il se fabriquera un Dieu à l’image humaine dont il est, et ne peut être que le seul point de référence, le centre. Il est dans le monde visible, sensible et dans la dualité qui est le propre de l’homme.

Les connaissances scolaires, universitaires ne libèrent pas l’homme. Elles peuvent l’aider à s’ouvrir (ou à se fermer) dans sa quête libre et volontaire du divin.

Cela dit, l’homme a toujours en lui, une étincelle de divin qui ne demande qu’à devenir lumière.

La croyance

Un acte de foi qui, heureusement, n’est pas lié à l’acquisition des connaissances mais qui peut ouvrir, un peu, sur la connaissance.

On passe ici du décharné au charnel (le Verbe s’est fait chair), du désincarné à l’Incarnation, de l’indifférence à l’amour (Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné Son Fils unique…), de la mort à la vie (pour le salut du monde).

Ici, le mot de croyance, malhabile s’il en est, doit être remplacé par le vocable de foi qui induit le mouvement soit la charité et l’amour. Ces deux mots, de même racine, ouvrent alors sur deux conceptions différentes et complémentaires, inséparables de la foi.

Croire en Dieu, c’est ouvrir une porte derrière laquelle on ne sait pas vraiment ce que l’on va découvrir. On sait que Dieu est Tri-Unique, Père, Fils et Saint-Esprit, qu’il est le Créateur de toute chose, qu’il est bon, qu’il est en nous et ne demande qu’à se révéler.

L’expérience

Expérimenter Dieu ! Ouvrir son cœur, le laisser pénétrer en nous pour que nous puissions Le découvrir et l’aimer. Sans paroles inutiles ou grandiloquentes. Devenir des « éponges » de la rosée divine.

L’attitude, ici, n’est plus théologique, elle est mystique. Elle est celle d’un voyageur ou d’un pèlerin qui se met en route vers la Lumière. Elle est celle d’un explorateur ou d’un expérimentateur, d’un chercheur.

Les bruits du monde, les bavardages stériles, les confrontations n’ont plus guère d’importance pour celui qui, dans la solitude, dans l’Eglise, fait le chemin de son salut.

Cette expérience le rendra automatiquement « témoin » et « acteur » de ce qu’il a recherché et rencontré.  C’est donc, avant tout, l’expérience qui fait le témoignage.

Lorsqu’un témoin est appelé à la barre d’un tribunal, il doit dire non ce qu’il croit mais bien ce qu’il a vu ! Et non pas ce qu’il a cru voir, supposé, rêvé. Le témoin n’est pas un spectateur passif mais aussi un acteur.

Les enseignements de saint Séraphin de Sarov recouvrent cette réalité. De plus, ils sont l’inversion lumineuse des certitudes du monde et des hommes qui nous entourent.

Parler, discuter, prouver, convertir ne doit pas être la préoccupation première. La priorité étant, bien entendu, notre propre salut. Et dans cette optique c’est notre relation et la qualité de celle-ci qui va déterminer nos rapports avec nos frères.

C’est de cette manière seule que nous pourrons aborder le problème du témoignage.

Le témoignage

On peut apporter la lumière pour autant que nous ayons du combustible ! Et ce matériaux n’est pas quelque chose de figé dans l’espace et dans le temps. La spiritualité se cultive et s’entretient par le silence, la contemplation et la prière de chaque jour.

La théologie et la mystique ne vont pas l’un sans l’autre, sinon l’homme mystique serait comme un arbre planté… les racines en l’air.  Qu’est-ce qu’un théologien ? C’est un homme qui prie et par conséquent chaque homme qui prie est théologien. La théologie va enraciner l’homme, lui donner une assise ; la mystique va lui donner le mouvement ou le souffle de l’esprit.

Ce mouvement intérieur ouvre l’homme à la fois à la vie divine en esprit et en vérité.

Garder le trésor qui est en nous, c’est le cultiver, le nourrir, l’alimenter non seulement pour soi, ce qui serait un pur égoïsme, mais pour les autres.  Comment cela ?

Le Christ nous le dit lui-même: « Qu’ainsi brille votre lumière devant les hommes, afin qu’ils voient vos belles œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » .

Bienheureusement la traduction Osty ne parle pas des « bonnes oeuvres » ! Exit l’acte charitable, les paroles doucereuses. Le Christ a parlé du sel de la terre et non du sucre ! Dehors les images saintes au Christ asexué au sourire inspiré à la manière de l’école de Saint-Sulpice ! Non.. À cette piété mièvre…

Notre plus belle œuvre, c’est nous-même ! A l’image et à la ressemblance de Dieu. Le carburant de notre lampe, c’est la prière qui nous porte en intimité vers et en Dieu. Tel est Du mot témoignage. Cela s’opère, souvent à notre insu, par notre vie. C’est d’abord elle qui sera le témoignage extérieur de ce que nous vivons à l’intérieur.

Diversité des ministères

Pour répondre à la question plus complètement, il faut aborder la question des ministères.

L’Eglise orthodoxe reconnaît les ministères et les vocations: évêque, prêtre, diacre; les ordres mineurs et le peuple dit « Peuple royal ». Elle reconnaît aussi les moines et les moniales.

Elle reconnaît mais surtout choisit ceux qui, selon elle, ont vocation de mener à bien un ministère. On ne peut donc pas s’auto-proclamer dans un ministère ou un autre. Le ministère est un service donné par l’Eglise à ceux qui en sont dignes et qui ont la disponibilité pour l’accomplir.

Les évêques et les prêtres n’ont pas, bien entendu, l’exclusivité de la proclamation et du témoignage de l’Evangile. Cela est l’affaire de tout chrétien.

Il y a une multitude de formes de témoignages. Mais, la condition première est celle que la vie de celui qui proclame soit en phase avec le message qu’il veut et doit faire passer.

C’est donc par sa vie, par sa vie spirituelle qui conditionne sa vie sociale que le chrétien rend témoignage de sa foi en Jésus Christ, dans la Résurrection et le salut de l’humanité par Celui qui a pris chair pour le salut de la créature à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Père Claude


Le mot orthodoxie

Le mot orthodoxie est composé de deux termes grecs : « ortho »: debout, droit, ligne verticale qui s’élève vers les hauteurs, jusqu’en la Divine Trinité, et descend vers le plus bas, jusqu’au néant; et « doxie »: gloire, pensée-louange, glorification contemplative où  l’élément émotif est confondu avec l’élément cognitif, et cette pensée-glorification a comme un mouvement: debout, vertical, une flèche, de l’abîme jusqu’en très haut lieu, ou encore: plus haut, jusqu’à l’unité. Ni à droite, ni à gauche, ni dans le passé, ni dans le futur. L’Orthodoxie, c’est le rayon traversant chaque chose, chaque événement, chaque date de l’Histoire, chaque pensée, chaque tradition.
Le monde actuel est trouble comme l’eau troublée.
La matière est spiritualisée, elle est devenue plus fine qu’une toile d’araignée suspendue dans l’espace infini et incolore, et l’esprit se matérialise comme des gouttes de boue liquide.
Quel rapport entre Orthodoxie et le monde actuel ? Aucun. Ou plutôt le même rapport qu’entre idée et fatigue, entre être et cruauté, entre debout et malade.
Aucun rapport dans leur nature mais l’Orthodoxie traverse le monde actuel et le sauve. Comment ?
Par sept actions:
Elle aime ce monde actuel,
Elle pardonne à ce monde actuel,
Elle ne juge pas ce monde actuel,
Elle accepte ce monde actuel,
Elle prie pour ce monde actuel,
Elle pleure avec ce monde actuel,
Elle meurt dans ce monde actuel pour le ressusciter, Amen.

Evêque Jean de Saint-Denis



Avec les  Pères: Saint Irénée de Lyon

Le Verbe est donc bien parfait (parachevé) en tout,
Puisqu’Il est à la fois le Verbe puissant et homme véritable,
Nous ayant rachetés par son sang, de la manière qui convenait au Verbe (c’est-à-dire dans liberté, amour, générosité)
« en se donnant Lui-même en rançon » pour ceux qui avaient été faits captifs…

Si donc, c’est par son propre sang, que le Seigneur nous a rachetés, s’Il a donné son âme pour notre âme et sa chair pour notre chair, S’Il a répandu l’Esprit du Père
Pour opérer l’union et la communion de Dieu et des hommes,
Faisant descendre Dieu dans les hommes par l’Esprit
En faisant monter l’homme jusqu’à Dieu par son incarnation,
et, si en toute certitude et vérité, lors de sa venue /en chair/,
Il nous a gratifiés de l’incorruptibilité,
Par la communion que nous avons avec Lui-même, c’en est fait
De tous les enseignements des hérétiques

Saint Irénée
(tiré de l’Adversus Heaereses)

Dans son ouvrage, Adversus Haereses, saint Irénée combattait les gnostiques qui prétendaient que le Christ n’était qu’une apparence et niaient à la fois son incarnation et son humanité.
Pour les gnostiques, le corps est mauvais. Seules sera sauvée une élite qui se sera séparée du corps et atteindra une connaissance (gnose) unique de l’esprit.

Paroisse St Léonard
Rte Aloïs-Fauquez 13
1018 Lausanne
Tel: 021/ 646 24 01
Prêtre: 077/ 452 40 39



Dimanche 1er novembre
Fête de tous les Saints
10h Divine Liturgie pontificale présidée par Mgr Germain (église de Morrens)
(voir programme du séminaire)

Dimanche 8 novembre
23e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie du dimanche
Dimanche: Divine Liturgie à Grenoble

Dimanche 15 novembre
1er dimanche de l'Avent
Samedi: 19h Divine Liturgie du dimanche
Dimanche: pas d’office

Dimanche 22 novembre
2e dimanche de l'Avent
Samedi: 19h Divine Liturgie du dimanche
Dimanche: pas d’office

Dimanche 29 novembre
3e dimanche de l’Avent
Samedi: 19h Divine Liturgie du dimanche
Dimanche: pas d’office

Lundi 30 novembre
19h Divine Liturgie suivie du cours

Diptyques

Nous vous demandons de prier pour les vivants et malades: Josette, prêtre Guy, soeur Héléna,
Pour les défunts: prêtre Michel.

 
 

Lettre St Léonard octobre 2009

 

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

Eglise Orthodoxe de France

Rte Aloïs-Fauquez 13  1018 Lausanne  (Suisse)

Tel: 021/ 646 24 01  Portable Père Claude: 077/ 452 40 39

Claude.orthodoxielausannoise@gmail.com


 
Art de vivre heureux

Prenons un peu de temps, soufflons écoutons, méditons les enseignements de saint Séraphin de Sarov.

Il ne faut pas ouvrir son cœur sans nécessité; un sur mille gardera ton secret. Et si nous ne le gardons pas en nous-mêmes, comment espérer qu’il soit gardé par les autres ?
Avec l’homme « sensible » (psychique), parle des choses terrestres; avec l’homme spirituel, parle des célestes.
Celui qui possède la sagesse spirituelle juge l’esprit d’un autre selon les Saintes Écritures: ses paroles correspondent-elles à la volonté de Dieu ? Et il tire ensuite ses conclusions.
Lorsqu’il nous arrive de nous trouver parmi les hommes, dans le monde, il ne faut point traiter des choses spirituelles, surtout si nous remarquons qu’il n’ont aucune envie d’écouter.
Par tous les moyens, cachons en nous le trésor des dons. Nous risquerions autrement de le perdre et de ne plus le retrouver.
Trop de discussions avec ceux dont les mœurs sont contraires aux nôtres, suffit à déséquilibrer l’âme de l’homme attentif, et le plus regrettable est que cela peut éteindre la flamme que le Seigneur a allumée dans notre cœur.

L’âme emplie de tristesse devient folle, elle ne peut accepter les bons conseils, ni répondre avec douceur aux questions. La tristesse est un ver du cœur qui ronge la mère qui le mit au monde.
Celui qui a vaincu les passions a vaincu la tristesse; celui qui a succombé à la passion n’évitera pas les chaînes de la tristesse. De même que l’on juge un malade à la couleur de son visage, de même celui qui possède la passion sera trahi par la tristesse.
Tandis que le Seigneur se soucie de notre salut, le malin meurtrier essaye de pousser l’homme au désespoir.
Judas le traître était faible et incapable de combattre; l’ennemi, voyant son désespoir, l’assaillit et le força à se pendre.  Pierre, le roc dur, malgré son grand péché, ne désespéra point, ne perdit pas l’esprit, mais de tout son cœur versa des larmes chaudes et amères. L’ennemi en les voyant fut brûlé de leur feu et s’enfuit en hurlant de douleur.

Le Seigneur a créé le corps et non la maladie. Il a créé l’âme et non le péché. Qui est le plus utile et le plus nécessaire ? L’union avec Dieu et la communion avec Lui par l’amour. Si nous perdons cet amour, nous nous retranchons de Lui; en nous retranchant, nous succombons aux différentes et multiples maladies. A celui qui supporte la maladie avec patience et reconnaissance, cela lui sera compté comme une bonne action.
Il faut toujours pour Dieu supporter quelque chose avec reconnaissance !
Notre vie n’est qu’un instant, comparé à l’éternité; les passions passagères ne sont pas dignes de la gloire qui veut se révéler en nous.
Supporte en silence les offenses de l’ennemi et ouvre ton cœur à Dieu
Si quelqu’un salit ton honneur, efforce-toi par-dessus tout de lui pardonner. Si les gens nous affligent, nous devons nous considérer Indignes de louanges; si nous étions dignes tous s’inclineraient devant nous.
Humilie-toi et tu verras la gloire de Dieu en toi. Sans humilité, rien n’existe en l’homme, hormis les ténèbres.

Il faut éviter toute dissipation des pensées; ceci éloigne l’âme de l’amour de Dieu et résulte des efforts du malin qui ne recherche que cet éloignement.
Lorsque l’esprit et le cœur s’unissent dans la prière et que les pensées ne sont pas dispersées, le cœur ressent une chaleur intérieure et la Lumière du Christ remplit tout l’être de paix et de joie.
Pour recevoir dans le cœur la Lumière du Christ, nous devons purifier notre âme par la pénitence et les bonnes œuvres; puis, en fermant les yeux, plonger l’esprit dans le cœur et invoquer le Nom de notre Seigneur Jésus Christ; suivant la chaleur de son élan, l’homme trouvera dans le Nom qu’il invoque la délectation qui le pousse à chercher une perfection de plus en plus haute. Et lorsque par de tels exercices la raison s’installe dans le cœur, alors la Lumière du Christ éclaire toute l’âme de son rayonnement divin. Et cette lumière est la vie.
Quand l’homme contemple la Lumière éternelle, sa raison devient pure et ne porte en elle aucune image extérieure; mais, plongé dans la contemplation de la beauté incréée, il oublie toute chose terrestre, s’oublie lui-même et ne désire plus qu’un seul bien: Dieu.
Celui qui verse des larmes de tendresse, a le cœur éclairé par le Soleil de Vérité, le Christ-Dieu.
Celui qui a pris la décision de servir Dieu doit s’exercer à la prière personnelle envers Jésus, disant en lui-même: Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur ! Au cours de l’après-midi, il peut dire aussi: Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, par les prières de la Toute Pure Mère de Dieu, aie pitié de moi, pécheur ! Ou recourir directement à la Mère de Dieu: Toute Sainte Mère de Dieu, sauve-nous ! Ou encore prononcer le salut de l’archange: Salut, Marie, pleine de grâce !
Ces exercices, en le préservant de toute distraction et en lui gardant la paix intérieure, lui permettront d’approcher Dieu et de s’unir à Lui.
S’il nous arrive d’être distrait pendant la prière, humilions-nous devant Dieu et demandons-Lui pardon.
A l’église, il est utile pendant la prière de te tenir debout, les yeux fermés, plein d’attention intérieure; seulement si tu te sens t’assoupir, ouvre les yeux et fixe l’icône et le cierge qui brûle devant elle.

Saint Séraphin de Sarov




Il était une fois: une église…

Pour celui qui la fréquente, deux écueils rendent difficile son accès:

- La routine - tentation d’y rentrer comme dans un moulin, trop familiarisé avec les lieux, les gens, les choses, les actions menées (faire ses prières, suivre la Divine Liturgie). Et pourtant, comme Moïse visitant un étrange buisson, je pourrais m’entendre dire: « n’approche pas d’ici, retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte (Gén. 3:5).

- La dispersion, tentation des pensées, du quotidien assiégeant l’esprit sans cesse et jusqu’à la fin. Et pourtant un chant va m’inviter: « Que toute chair humaine fasse silence et se tienne dans la crainte  et le tremblement, qu’elle éloigne toute pensée terrestre, car… ».

Dans les deux cas, suis-je vraiment rentré dans cette église pour ce qu’elle voulait me dire ?

Ce qui va suivre n’a sans doute rien de nouveau pour nous, mais c’est une invitation à l’attention. Aussi, contemplons.

L’église, celle de mon quartier, celle à qui je rend visite, je le sais, est un atout pour rencontrer Dieu: le lieu est beau, aménagé avec amour, certainement, il est calme, très riche en symboles de l’invisible.

Imaginons que, pendant que je m’y rends, je me taise. Cette petite église peut me faire entendre cette histoire: il y avait, une fois, en ton ancêtre, ton semblable, une église.  C’était le Jardin des Origines, le Paradis, où il Rencontrait Dieu dans la brise du soir tandis qu’il s’y promenait. Et tout était très beau, très bon. Ce jardin - clos - c’était son cœur habité de la Présence Divine. A partir de maintenant, ne perdons pas de vue cette réalité;  et l’histoire de l’Église sera fructueuse.

Mes pas s’arrêtent devant la porte. Peut-être de part et d’autre, un narthex annonce-t-il la richesse de cette demeure: représentation de personnages ou d’événements du salut; ou bien,  si l’église est un peu en retrait du tumulte, c’est simplement le calme.

Je vais en franchir le seuil, quand il me revient en mémoire un saisissant dialogue entre un enfant et un prêtre, à travers la porte: « Portes, élevez vos linteaux, ouvrez-vous toutes grandes, portes éternelles, et le Roi de Gloire entrera ».

Et l’enfant demande: « Qui Est-ce Roi de Gloire ? »-

« C’est le Seigneur des Armées, le Christ Victorieux… Il vient combattre la mort… »

Ici demeure le Roi, le Christ. Il est le Roi, Il est la Porte; celui qui y passe est revêtu de Sa Royauté: Portes Royales, peuple Royal qui se rassemble.

Sous mes yeux, voici le baptistère où je suis né. D’un peu d’eau bénite, je m’habille du signe de la Croix, quêtant le pardon et la lumière.

Un instant, le contemple: de ces Portes Royales, le Trésor dans sa totalité se présente à moi. C’est comme un fil d’or qui honore le Maître des lieux: cette porte, la cuve où l’on naît dans Sa Mort et Sa Résurrection, puis le chemin qui mène au sanctuaire, aux Portes Saintes (ne les franchiront que les ministres et les servantes consacrées).

L’icône du Sauveur est au seuil de ces portes, Lui à droite, celle de Sa Mère à gauche.  Deux veilleuses marquent leur présence; deux forts cierges en gardent l’entrée, rappel de l’épée flamboyante du Séraphin aux portes du Paradis depuis que j’ai voulu me passer de Dieu (Psaume 52).

J’ai monté le chemin: sur les murs, à droite et à gauche, les icônes des Mystères du Salut, des visages des Saints… Devant les Portes Saintes, tout mon être s’incline « approchant avec crainte de Dieu, Toi et Amour ». Vraiment ce lieu est saint; comme Moïse, je le sais maintenant.  De Lui déferle le Flot d’éternité, à partir du Rocher, l’autel, le Christ lui-même encore. C’est comme un jardin soigneusement clos, inondé de lumière, de parfums, chargé de fleurs; il y a même un arbre en forme de Croix.  Au chapitre 2 de la Genèse, j’ai connu l’Arbre de Vie. Il est maintenant ici et Celui qui est la Porte et le Chemin et la Vie Se présente sur Sa Croix.

Ce sanctuaire, c’est donc le Paradis de mes origines, reconstitué par Dieu au prix d’un effort proprement Paternel pour sauver Son Œuvre. « Lorsque nous sommes tombés, Tu as daigné nous relever et n’a cessé de tout faire pour nous jusqu’à ce que Tu nous aies conduits aux Cieux et donné Ton Royaume à venir » (préface de St Jean Chrysostome). Dans l’Office de None, l’Église ne dit rien d’autre, ne célèbre rien d’autre: « O Seigneur, à la neuvième heure, Tu pénétras dans l’enfer et dissipas les inextricables ténèbres du Tartare par l’éclat de Ta lumière, rompant les portes d’airain et brisant les serrures de fer. Tu fis captive notre captivité que le cruel enfer tenait en ses cachots d’obscurité. Tu nous mènes triomphalement au Ciel avec Toi, O Christ, Écartant l’épée flamboyante du Séraphin et restituant ainsi au Paradis son antique habitant par Ta miséricorde et Ta bonté. O Ami de l’homme, Gloire à Toi ».

Père Martin
Prêtre à la paroisse orthodoxe de la Trinité  Saint-Clair à Nantes.

 

AGENDA

Lundi 26 octobre
Introduction à la théologie orthodoxe
19h Divine Liturgie
20h 15 Dogmatique  21h Écriture Sainte
Paroisse St Léonard Lausanne

Jeudi 29 octobre
Le destin de l’humanité dans la Tradition
Conférence de Mgr Germain
20h Maison de la Femme, av. Églantine 6
1006 Lausanne

Vendredi 30 octobre
Les béatitudes
Conférence de Mgr Germain
20h Maison de la Femme, av. Eglantine 6
1006 Lausanne

Samedi 31 octobre
Le discernement des esprits
Journée d’études avec Mgr Germain
9h Abbaye de Montheron.
Célébration des Laudes et des Vêpres
Repas en commun.

Dimanche 1er novembre
10h Divine Liturgie pontificale de la Toussaint célébrée par Mgr Germain en l’église de Morrens
Repas en commun à Montheron.

Dimanche 8 novembre
11h Divine Liturgie à Grenoble

Paroisse St Léonard
Rte Aloïs-Fauquez 13
1018 Lausanne
Tel: 021/ 646 24 01
Prêtre: 077/ 452 40 39



Dimanche 4 octobre
18e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie
Dimanche: pas d’office

Dimanche 11 octobre
19e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie
Dimanche: pas d’office

Dimanche 18 octobre
20e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie
Dimanche: pas d’office

Dimanche 25 octobre
21e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie
Dimanche: pas d’office

Lundi 26 octobre

19h Divine liturgie

Vendredi 30 octobre
Saint Marcel
10h Laudes et Divine Liturgie


Lettre St Léonard septembre 2009

 

 

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

Eglise Orthodoxe de France

Rte Aloïs-Fauquez 13  1018 Lausanne  (Suisse)

Tel: 021/ 646 24 01  Portable Père Claude: 077/ 452 40 39

Claude.orthodoxielausannoise@gmail.com

 
Le droit et la charité

Le texte de réflexion que je vous propose est le fruit d’une expérience inattendue. Celle d’un remplacement temporaire en tant que responsable de distribution de colis alimentaires aux plus pauvres de notre société. Ce travail m’a fait découvrir une population démunie et précarisée par les conditions économiques. Des hommes et des femmes dont la vie ou les projets de vie ont été changés ou perturbés par le chômage, la maladie, la dépression, les dépendances.  Des personnes dont les noms sont souvent biffés du livre de l’utilité sociale.

De l’exclusion sociale à l’auto-exclusion, il n’y a qu’un pas ! Vite franchis ! Les psychologues parleront alors de désocialisation. Les repères sociaux communs sont perdus au profit d’autres codes de conduite choisis individuellement ou imposés par d’autres groupes sociaux marginaux.

Et si la société avait raison de m’exclure ? S’il était légitime de se protéger de moi ?  Et si la voie de garage était mon seul horizon ? Mon avenir dans un tunnel sans fin ?

Une moniale orthodoxe, Mère Sofia, arpentait les rues de Lausanne en osant parler de dignité aux exclus d’abord… et aux Autorités ensuite. Cette moniale, douée d’un caractère fort, a eu des mains pour distribuer la soupe et le coup de pied facile envers ceux qui lui barraient la route.

Mère Sofia est née au ciel il y a quelques année. Son œuvre perdure sous la forme d’une fondation. Exit la petite charrette de la soupe populaire du début. Ce sont maintenant des locaux spacieux qui accueillent tous les jours une centaine de convives pour un repas chaud
Le Parachute, quant à lui, accueille des mineurs en grande difficultés sociales et relationnelles.
Macadam Service se propose de réinsérer petit à petit des hommes et des femmes dans la vie professionnelle. Des missions de courtes durées sont proposées afin de permettre une reprise de travail à des personnes ayant eu une longue période d’inactivité pour cause de chômage, maladie, etc.
Enfin, les colis alimentaires sont avant tout un service d’assistance sociale de rue qui peuvent distribuer de la nourriture. En effet, si la distribution urgente de nourriture peut répondre à un besoin immédiat, la mise en place d’un suivi social est indispensable pour que la personne puisse regagner son autonomie.

Dignité ! Ce mot s’allie avec le droit mieux qu’avec la charité. Le droit peut libérer alors que la charité peut rendre dépendant. Telle était la philosophie de la « petite mère » , telle est aussi celle de la Fondation Mère Sofia.

Dignité ! Parce que le don n’est pas toujours charitable ou désintéressé. Le don attend toujours un remerciement ou une reconnaissance directe ou indirecte. Cette forme de charité introduit ipso facto un rapport hiérarchique entre celui qui donne et celui qui reçoit. Plus encore une co-dépendance entre deux être en un acte aux motivations souvent non dites.

Pourquoi donner ? Et si la charité envers son prochain n’était qu’une action d’abord et en premier lieu tournée vers soi-même ? Pour se donner bonne conscience, pour se racheter, pour résoudre ses propres problèmes ? Pour être considéré par les autres et se rassurer un tant soit peu sur soi-même ? Les motivations du don, on le voit, peuvent être multiples voire malsaines tant pour celui qui donne que pour celui qui reçoit.

Cette introduction va nous permettre de continuer notre propos sur la charité. Pour cela débarrasons-nous en premier lieu de ce que l’on peut appeler « l’acte charitable ». Il ne peut qu’ être, ou ne pas être, un aboutissement ou une conséquence. En aucun cas, il est cause. Et le monde moderne, en ce domaine, confond souvent la cause et les conséquences.

La doctrine sociale de l’Eglise

L’évangéliste Luc dans les Actes des Apôtres (Actes 2: 42-47) nous donne une première piste quant ce que nous pourrions appeler la doctrine sociale de l’Eglise. Il décrit la vie des premières communautés chrétiennes qui, en premier lieu, écoutent l’enseignement des apôtres, prient, mangent et prennent l’eucharistie en commun (le repas et l’eucharistie n’étaient pas distincts).
Ensuite, et à cause de cela, ils mettaient leurs biens en commun et partageaient selon les besoins de chacun.
Ici réside la différence entre christianisme et humanisme.

L’humaniste aime les autres, défend des causes et des idées souvent nobles. Il trouve sa légitimité dans le monde et est aspiré par lui. Il agit ou réagit aux circonstances et inspirations immédiates. Il est dans l’utile, l’utilitaire et seuls les résultats comptent. Ces hommes et ces femmes sont indispensables et aident à rendre notre société décharnée un peu plus vivable, un peu plus solidaire. C’est tant mieux.


Pour le christianisme, c’est la qualité de relation verticale qui va déterminer ce que sera la relation horizontale. Par verticalité, il faut entendre la prière, individuelle ou commune, comme facteur déterminant de la qualité de notre relation ou intimité à Dieu. C’est la confession d’un Dieu qui se penche vers sa créature pour l’attirer à Lui. Synergie parfaite entre la volonté divine et la volonté humaine.
La mission de l’Eglise est d’annoncer le Royaume des cieux. Par son enseignement universel, par les sacrements, elle donne les clés du Royaume. Telle est sa mission unique définie par le Christ lui-même (Matthieu 28:16-20).

La mise en commun des biens, le partage et la joie d’être ensemble sont la conséquence d’une foi commune dans la Résurrection du Christ et dans la pratique de la prière. Et non le contraire !

Avez-vous remarqué combien les chrétiens s’agitent socialement ?  Il créent des institutions sociales (bien entendu laïques !), ils créent des associations ou partis « pour », d’autres « contre ». Ils s’énervent beaucoup sur les questions sociales. Parfois, pour ces chrétiens, l’Eglise devient un bocal d’expérience sociale où l’on confond la cause et les conséquences. Tels sont les dangers d’une théologie uniquement basée sur l’expérience où le plus petit dénominateur devient Dieu. La marge ou le secondaire deviennent le centre de gravité.

Si la conséquence de la relation verticale peut être un travail social, celui-ci n’est en aucun cas obligatoire et encore moins le centre de la vie chrétienne.

Encore un mot sur la charité. La charité se confond avec l’amour. Elle ne réside pas ou ne se limite dans un acte. Un don, une aide, une parole « charitable » peuvent être apportés sans amour.

L’amour de Dieu conditionne l’amour du prochain. La charité en esprit et en vérité ne consiste pas en l’acte facile du don mais bien au contraire dans celui d’aimer son prochain tel qu’il est, comme il est. Aimer c’est aussi savoir s’opposer quand cela est utile, refuser Les solutions faciles ou trop évidentes, les certitudes d’un humanisme primaire limité souvent à une sorte de faux socialisme qui ne répond qu’à des préoccupations économiques.

Aimer ce n’est pas obligatoirement lutter pour améliorer le sort des plus faibles ! Cette affirmation peut paraître choquante en un monde qui se gausse d’égalitarisme (et qui par ailleurs n’y parviendra jamais), qui fait des collectes lors de catastrophes, qui culpabilise les uns les autres, qui fait de la « charité » une vertu cardinale ou un business.

Aimer en esprit et en vérité, c’est rendre digne. C’est reconnaître son prochain en tant que personne plutôt qu’en un objet de sollicitude.
Aimer, c’est voir en l’autre le Christ souffrant. Aimer c’est distinguer Dieu en son prochain.
Aimer c’est pleurer des larmes de compassion pour, ensuite, soigner les plaies du corps ou de l’âme.

C’est ainsi que le don prendra sa véritable signification et dimension. Il deviendra vraiment un acte d’amour et de dignité pour celui qui le reçoit. Et pour celui qui donne il sera la conséquence logique et évidente de son expérience de l’intimité divine acquise par la foi et la prière.

Alors donner ne sera plus un acte plus ou moins ponctuel de notre vie mais la raison logique de notre existence en Christ. Il a donné sa vie pour nous, par sa mort Il nous a réconcilié avec Dieu, avec nous-mêmes intimement et avec tous les hommes.

Alors notre don sera un acte d’amour et de charité. Il sera conséquent.

Père Claude

Paroisse St Léonard
Rte Aloïs-Fauquez 13
1018 Lausanne
Tel: 021/ 646 24 01
Prêtre: 077/ 452 40 39


Dimanche 6 septembre
14e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie
Dimanche: pas d’office

Dimanche 13 septembre
15e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie
Dimanche: pas d’office

Samedi 19 septembre
Quatre-Temps d'automne
19h Divine Liturgie
Dimanche: pas d'office

Dimanche 27 septembre
17e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie
Dimanche: pas d’office à Lausanne.
11h Divine Liturgie en la paroisse de la Résurrection à Grenoble.

Lundi 28 septembre
Saint FAUST, évêque de Riez, Père de l’Eglise (408-490)
19h Divine Liturgie


Cours d'introduction
 à la théologie orthodoxe

Lundi 28 septembre: 20h 15 Histoire de l’Eglise  21h Philosophie.
Mardi 30 septembre: 20h 15 Grec ancien (débutants)
Les cours ont lieu à la chapelle après la Divine Liturgie


Séminaire d’introduction
À la théologie orthodoxe


Reprise des cours: Lundi 28 septembre.

Fréquence: une soirée par mois.

Matières: dogmatique, histoire de l’Eglise, ecclésiologie, liturgie (Père Claude).
Droit canon, philosophie, écriture sainte (Eric Soguel). Programme complet et inscriptions: tel: 021 646 24 01
ou 077  452 40 39

Les cours ont lieu le lundi: 19h Divine Liturgie vespérale, 20h 15 premier cours, 21h second cours, 21h 45 petites complies.

Nous demandons une participation de 10.- par soirée.

Cours de grec ancien

 Cours débutants: Mercredi 30 septembre à 20h 15.
Le cours a lieu tous les mercredis soir sauf vacances scolaires.


Séminaire de la paroisse

Le traditionnel séminaire de la paroisse aura lieu les 31 octobre et 1er novembre 2009 à l’abbaye de Montheron.
Notre évêque, Monseigneur Germain de Saint-Denis nous entretiendra du


Discernement des esprits

Le samedi: 9h laudes - séance de travail - repas - pause - séance de travail - Vêpres de la Toussaint - repas - séance de travail.
Le Dimanche: 10h Divine Liturgie pontificale de la Toussaint - repas.


Conférences

Jeudi 29 octobre, 20h Maison de la femme, av. Eglantine 6 à Lausanne
Le destin de l’humanité dans la Tradition.
Evêque Germain de Saint-Denis

Vendredi 30 octobre, 20h Maison de la femme, av. Eglantine 6 à Lausanne.
Les Béatitudes
Evêque Germain de Saint-Denis

Pour tous les cours et séminaires, les inscriptions peuvent nous parvenir :
Par téléphone: 021 646 24 01
Par portable: 077 452 40 39
Par e-mail:
claude.orthodoxielausannoise@gmail.com
Pere.claude@laposte.net

Ou par courrier: Paroisse orthodoxe St Léonard, rte Aloïs-Fauquez 13  1018 Lausanne.

Lettre août 2009

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

Eglise Orthodoxe de France

Rte Aloïs-Fauquez 13  1018 Lausanne  (Suisse)

Tel: 021/ 646 24 01  Portable Père Claude: 077/ 452 40 39

Claude.orthodoxielausannoise@gmail.com

 



Saint Hilaire de Poitiers


Les bons et les mauvais fruits

Le Sauveur nous avertit d’apprécier les paroles flatteuses et l’expression de douceur d’une personne en la comparant au fruit de ses actes.

Nous n’avons pas, en effet, à apprécier quelqu’un d’après ses paroles, mais bien plutôt d’après son comportement. Car chez beaucoup de gens, le vêtement de brebis cache la férocité du loup.

Les épines ne produisent pas de raisin, ni les buissons des figues, ni les mauvais arbres des fruits comestibles; ainsi, et c’est Jésus qui nous l’apprend, la cause de bonnes œuvres ne saurait être mauvaise; c’est pourquoi tous les hommes doivent être jugés par les fruits qu’ils portent, car le royaume des cieux ne s’obtient pas seulement par des paroles, et ce n’est pas celui qui aura dit: Seigneur, Seigneur, qui en sera l’héritier.

Saint Paul dans l’Epître aux Galates nous donne la définition des fruits de l’Esprit: « Les fruits de l’Esprit sont charité, joie, paix, longanimité, bienveillance, bonté, foi, mansuétude ».

Quel mérite, en effet, y a-t-il à dire: Seigneur, Seigneur ? Ne serait-il donc pas Seigneur si nous ne lui disons pas ? Et quelle sainteté y a-t-il dans la simple invocation.

N’est-ce pas dans l’obéissance à la volonté de Dieu, et non dans la simple invocation de son Nom, qu’on trouve le chemin du ciel ? Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom ?

Ici encore Jésus condamne la fraude des faux prophètes et les simulations des hypocrites qui s’attribuent la gloire parce qu’ils ont parlé, soit en prophétisant, soit en priant pour chasser les démons, soit en d’autres œuvres de ce genre.

Ainsi ils se promettent le royaume des cieux comme si quelque chose leur appartenait en propre dans leurs paroles ou dans leurs œuvres, et comme si ce n’était pas la puissance de Dieu qui accomplit tout, qu’il s’agisse d’enseigner la doctrine ou de chasser les démons aux Nom du Christ.

Pour nous, ce que nous pouvons, c’est mériter l’éternité bienheureuse, car il faut mettre du sien pour vouloir le bien et éviter le mal et pour obéir de tout cœur aux injonctions du ciel.

En agissant ainsi, nous nous ferons connaître de Dieu, nous ferons sa volonté au lieu de nous attribuer ce qui lui revient; car il répudie et repousse ceux qu’il ne peut recevoir à cause de leurs œuvres d’iniquité.

Hilaire de Poitiers

Notice biographique


Issu de l'aristocratie gallo-romaine de la cité de Lémonum, très cultivé, il est père de famille lorsqu'il devient le premier évêque de la ville, élu par ses coreligionnaires en 353. Ses écrits d'avant son exil sont très profonds. Ils ne reprennent cependant pas le moindre élément de littérature, culture, théologie ou philosophie orientale. Tout est du monde occidental, parfaitement orthodoxe stricto sensu, mais occidental. Comme dans la plupart des Églises d'Occident, hors de Rome et de son cercle d'influence directe, saint Hilaire n'utilisait ni ne connaissait les Symboles orientaux de la Foi; il ne découvre le symbole de Nicée qu'en 354. À ce premier concile œcuménique réuni en 325, très peu de pères d'Occident ont participé et aucun document d'époque ne subsiste à propos de cette participation. Une tradition rapporte que quatre évêques occidentaux seulement y étaient représentés, Nicaise de Die (Drôme) pour la Gaule, Ossius de Cordoue pour l'Espagne, une délégation de Carthage pour l'Afrique et une délégation de Rome pour l'Italie. Ce symbole n'était pas diffusé en Occident, les puissants ouvrages pré-exiliques d'Hilaire le montrent.

En pleine hérésie arienne, il s'oppose aux empereurs romains. Il subit l'exil en Phrygie, voté au synode de Béziers en 356 à la demande de Saturnin, l'évêque arien d'Arles. Il écrit Sur la Trinité (De Trinitate), où il réfute les arguments ariens. Il expose sa théorie au concile de Séleucie en 359, où il refait l'unité entre les tenants du symbole de Nicée (Nicéens ou homoousiens) et les homéoousiens. Il contribue par la suite à fixer les formes de la liturgie et du culte.

Il eut pour disciples, entre autres, saint Martin de Tours, qui fonda à proximité l'abbaye de Ligugé en 360; et saint Cybi, apôtre d’Anglesey.
Il fut probablement à l'origine de la construction à Poitiers du baptistère Saint-Jean, le plus vieux ou un des plus vieux bâtiments chrétiens actuellement subsistants.



Les sacrements de l’Eglise

Les sacrements - ou Mystères -  sont au centre de la vie de l’Eglise. Ils restaurent l’homme créé à l’image de Dieu et l’aident à parvenir à Sa ressemblance, à devenir « dieu par la Grâce ». Les principaux sacrements sont: le baptême, la chrismation, l’eucharistie, la pénitence ou conversion, l’onction, la prêtrise et le mariage. S’ajoutent les bénédictions nombreuses: des églises, des croix, des icônes, des maisons, des éléments (eau, terre, feu), des fruits de la terre, des animaux, des vœux monastiques, des funérailles, etc.

Les sacrements

Baptême-chrismation-eucharistie
Le mot « baptême » signifie: plonger, immerger, laver, régénérer. Après l’immersion du « vieil homme » émerge l’homme nouveau incorporé au Christ. Dans l’Eglise orthodoxe, ce sacrement s’effectue par trois immersions complètes, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Les petits enfants sont baptisés à l’âge de quarante jours.
La « chrismation », par l’onction du Saint-Chrême, composé d’huile d’olive et de baumes précieux, est consacré par le Saint Esprit invoqué par les évêques. Par cette  Onction, le baptisé devient membre du Peuple de Dieu.
« Eucharistie » signifie action de grâce. Elle commémore l’institution de la Sainte Cène par le Christ. Au cours de la Divine Liturgie, les fidèles offrent le pain et le vin et s’offrent eux-mêmes avec les vivants et les morts et toute la création. Toute l’assemblée prie le Père d’envoyer l’Esprit Saint sur ces offrandes, afin qu’elles soient transformées en Corps et en Sang du Christ. L’eucharistie actualise par l’Esprit Saint le sacrifice du Christ et ouvre les portes du Royaume. Chaque baptisé - y compris le tout petit enfant dès son baptême - communie - sous les deux espèces du Pain et du Vin - au Corps et au Sang du Christ.

Pénitence ou conversion
La pénitence, conversion ou repentir, est la prise de conscience des pensées et actions qui détournent de Dieu (péché), et l’effort de se tourner vers Dieu seul.
La confession des péchés a lieu devant une icône du Christ ou de Sa Mère. Le prêtre est le témoin de la confession, dont Dieu est le seul Juge. Le prêtre a le pouvoir de lier et de délier. Il donne l’absolution au nom de la Divine Trinité.

Onction
L’onction d’huile bénie aide à la guérison des maladies de l’âme et du corps, et fortifie le chrétien dans son cheminement vers Dieu.

Ordination
Ce sacrement est constitutif de la hiérarchie de l’Eglise. Seuls les évêques ont la plénitude du sacerdoce et le pouvoir d’ordonner ou de sacrer.
Ordres mineurs: portiers, exorcistes, lecteurs, acolytes, sous-diacres.
Ordres majeurs: diacres, prêtres, évêques.
Dans l’Eglise orthodoxe de France les évêques sont élus par le peuple et sacrés par deux ou trois évêques. Les évêques doivent être célibataires ou veufs. Les hommes mariés peuvent recevoir les ordres mineurs, ainsi que les ordres majeurs du diaconat et de la prêtrise.

Mariage
Dans l’Eglise orthodoxe, le mariage de l’homme et de la femme n’a pas pour fin la procréation. Il reflète le mariage du Christ et de l’Eglise. Il transcende l’union charnelle et l’union légale, et pose le fondement de la petite église qu’est la famille. En lui et par lui, le Royaume de Dieu devient une expérience vivante. Ses trois étapes - fiançailles, mariage et couronnement - symbolisent les trois étapes du salut: Noël, Pâques et Pentecôte. Le mariage a un caractère unique. Toutefois, un second mariage de veufs ou de divorcés peut être admis après examen du cas et une période de pénitence.


Séminaire d’introduction
À la théologie orthodoxe

Reprise des cours: Lundi 28 septembre.

Fréquence: une soirée par mois.

Matières: dogmatique, histoire de l’Eglise, ecclésiologie, liturgie (Père Claude).
Droit canon, philosophie, écriture sainte (Eric Soguel).
Programme complet et inscriptions: tel: 021 646 24 01

Les cours ont lieu le lundi: 19h Divine Liturgie vespérale, 20h 15 premier cours, 21h second cours, 21h 45 petites complies.
Nous demandons une participation de 10.- par soirée.


Cours de grec ancien

 Cours débutants: Mercredi 30 septembre à 20h 15.  (Eric Soguel)
Le cours a lieu tous les mercredis soir sauf vacances scolaires.


Séminaire de la paroisse

Le traditionnel séminaire de la paroisse aura lieu les 31 octobre et 1er novembre 2009 à l’abbaye de Montheron.
Notre évêque, Monseigneur Germain de Saint-Denis nous entretiendra du

Discernement des esprits

Le samedi: 9h laudes - séance de travail - repas - pause - séance de travail - Vêpres de la Toussaint - repas - séance de travail.
Le Dimanche: 10h Divine Liturgie pontificale de la Toussaint - repas.



Les cafés théologiques
 
Les cafés théologiques (philosophiques et éthiques) sont des espaces de libre discussion. Leur but est de donner les outils qui permettent d’aborder les grands défis de notre société.
Nous souhaitons avant tout qu’ils soient des moments d’échange, de formation et d’information avant d’être une occasion d’affrontement polémique.

Programme provisoire.

 La crise: une décroissance sociale pour une croissance spirituelle ?
Avec Monsieur Arthur Mercier, assistant social et Père Claude

 le discernement des esprits
avec l’évêque Germain

 Le suicide assisté: une question éthique, humaniste et théologique
avec le Dr Jérôme Sobel, président Exit et Père Claude.

Plus d’informations dans la lettre de septembre

Paroisse St Léonard
 
Rte Aloïs-Fauquez 13
1018 Lausanne
Tel: 021/ 646 24 01
Prêtre: 077/ 452 40 39



Dimanche 2 août
9e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie  Dimanche: pas d’office

Jeudi 6 août
Transfiguration
19h Divine Liturgie

Dimanche 9 août
10e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie  Dimanche: pas d’office

Dimanche 16 août
11e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie  Dimanche: pas d’office

Dimanche 23 août
12e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie  Dimanche: pas d’office

Dimanche 30 août
13e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie  Dimanche: pas d’office
_____________________________
E-mail Père Claude
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E-mail Paroisse
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Blog de la paroisse
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Lettre de Saint Léonard juillet

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

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Prier
Par Alexandre Jollien

Tandis que les cloches sonnent à toute volée, je me suis interrogé, en débutant, sur la prière. Je pressens que je dois quitter des idées reçues pour approcher vraiment son essence. Le métropolite Antoine Bloom, dans son livre, « L’Ecole de la prière », m’offre une première indication. Elle est d’abord une relation, une rencontre avec le Christ. Or, ce que nous cherchons trop souvent, ce sont les présents de Dieu plutôt que Dieu lui-même. Nous voulons être exaucés et voilà pourquoi nous prions. Qu’il serait bon de quitter ce réflexe pour demeurer dans un sentiment de gratitude envers les dons quotidiens que la vie ne cesse de renouveler. Mais nos prières sont presque toujours des pétitions: « Dieu, fais que la personne dont je suis amoureux m’aime follement »… Maître Eckhart exhortait à ne pas chercher son propre intérêt mais à demander à Dieu la force d’accomplir sa volonté. Il allait jusqu’à ajouter qu’il fallait bénir Dieu de n’être pas exaucé, accepter ce que nous recevons et ce que nous ne recevons pas. La prière par excellence, le Notre Père, le proclame clairement: « Que ta volonté soit faite ». J’y vois une invitation à nous départir de nos petites attentes, à quitter notre prison égocentriste pour nous ouvrir à la vie. Car l’égoïsme plutôt que d’être une faute morale est un boomerang qui nous frappe en retour avec violence. Oui, par souffrance, nous pouvons nous replier sur nous, mourir dans cet espace qui sent le renfermé.

M’a toujours surpris que chaque messe débute par la pénitence. Nous nous proclamons pauvres pécheurs. Aujourd’hui, ce constat réitéré me réjouit. Le sommet de l’égoïsme correspond à l’ignorance de notre propre réalité, à la croyance en notre pleine Puissance, à une infaillibilité que je laisse à quelqu’un qui habite Rome. Trêve de plaisanterie ! Se savoir pécheur, c’est s’ouvrir à plus grand que nous, à autre que nous. Hélas, la pénitence a souvent dégénéré en culpabilité. Maître Eckhart nous enseigne: « S’il (Dieu) le (le pécheur) trouve maintenant autrement disposé, il ne regarde pas ce que cet homme a été auparavant, car Dieu est le Dieu du présent. Tel il te trouve, tel il te prend et t’accueille, non pas ce que tu as été mais ce que tu es maintenant ».  Il peut y avoir beaucoup de narcissisme dans le sentiment de culpabilité. Nous ne nous croyons pas dignes de l’estime de l’autre ou de celle de Dieu. Nous voulons mériter Dieu. C’est oublier qu’un Dieu d’amour ne se mérite pas, qu’il se donne gratuitement. Il ne s’agit pas de se complaire dans nos erreurs mais de prendre conscience qu’il y a une faille, une vulnérabilité en nous que nous ne saurions totalement extirper. La prière nous dégage des fausses images de Dieu, des idoles. Car souvent nous anthropomorphisons notre Seigneur. Saint Grégoire de Nazianze nous mettait en garde contre le danger qui menace celui qui interpose un signe visible entre Dieu et lui, fût-ce un crucifix, un tabernacle, une icône. Dieu est toujours plus grand que nous nous l’imaginons. Il est au-delà de nos représentations mentales. Il se révèle, il est sans cesse à découvrir. La prière est dépouillement.

Elle n’est pas un tour de magie, c’est une rencontre. A dix-huit heures trente-deux, après une journée de travail,  nous nous recueillons en nous-mêmes et déplorons de n’y trouver personne. C’est oublier que la divine présence n’est pas corvéable à merci, elle n’accourt pas quand il nous chante. En outre, trop souvent nous considérons le silence comme une absence tandis qu’il est plénitude, paix.  Le rapport à Dieu n’est pas Une activité annexe. Aux Indes, un ermite méditait au bord d’une rivière. Un homme lui rendit visite et lui dit qu’il voulait trouver Dieu. Le maître plongea la tête de l’inconnu dans le courant pour l’y maintenir une minute. Le sage lui demanda: « Lorsque tu étais sous l’eau que désirais-tu le plus ? ». « De l’air » rétorqua le garçon. L’ermite l’autorisa à revenir lorsque son besoin de Dieu serait aussi intense. L’histoire illustre bien le ferme désir qui doit habiter celui qui veut s’approcher de Dieu. Un saint grec du 4ème siècle avait tenté de répondre à l’appel de l’apôtre Paul qui exhortait à prier sans cesse. Il s’y efforça. Mais la tentation est grande d’en être distrait. Quand l’obscurité tomba, il sentit rôder autour de lui, le danger, le bruit des bêtes sauvages alors il s’écria, « Seigneur Jésus, aie pitié de moi ». Les fauves ne lui laissèrent guère de répit et Maxime passa la nuit en prière. Son exemple nous montre qu’il faut profiter de nos difficultés présentes pour descendre en nous afin d’y découvrir, dans le fond du fond, Dieu. Les mystiques chrétiens prennent l’allégorie de l’océan. En surface, la mer peut-être agitée et les vagues nombreuses. Si nous nous débattons, nous accroissons l’agitation alors qu’il convient de plonger pour rejoindre la paix, La sérénité est une question de profondeur.

Pour libérer cet espace où Dieu réside, il sied de se dépouiller, d’évacuer ce qui encombre notre intériorité. Il me plaît de passer des heures durant à l’église pour vider mon cœur, offrir, sans censure, la révolte, la peur, la colère à Dieu. Souvent, je m’y rendais pour m’enrichir, trouver quelque sérénité. Or, le chemin demande un acte de libération intérieure. Etre là, dans le silence, et laisser monter et partir ce qui nous effraie, ce qui nous fait honte, déposer cette matière au pied de la croix pour sortir de l’église un peu moins lourd et un peu plus libre. L’amour vrai commence à poindre. On réintègre le quotidien en compagnie d’un Dieu qui nous connaît et devant lequel nous nous sommes réellement mis à nu. Plus que jamais, je repense à cette phrase de la philosophe Simone Weil: « Ce n’est pas à la manière dont quelqu’un me parle de Dieu que je vois qu’il a été brûlé à l’amour divin, mais à la façon dont il me parle des choses terrestres ».

 

Alexandre Jollien
Philosophe et écrivain

 

Le texte est publié avec l’aimable autorisation de l’auteur et du « Nouvelliste ».




Salut Alexandre !

Il y a des rencontres inattendues et improbables. Un e-mail qui ne m’était pas destiné mais réenvoyé par un ami athée qui pensait qu’une série de conférences pouvait m’intéresser. J’y suis allé.
Je connaissais Alexandre Jollien de nom et de réputation. Pas grand mérite à cela. Tout le monde connaît Alexandre Jollien. Parce que Alexandre est un cas.
Un accident de naissance, une faiblesse dont il tire une incroyable force. Un parcours qui débute dans un établissement spécialisé pour IMC (infirmes moteurs cérébraux), puis des études de philosophie, de grec ancien. Enfin, une vie consacrée à la philosophie et à l’écriture. Le prix Mottart de l’Académie Française de soutien à la création littéraire pour « Eloge de la faiblesse », le prix Montyon de littérature et de philosophie.
Parcours remarquable dirons certains qui réduiront Jollien à un handicapé qui a réussi. Alors qu’Alexandre, lui, tire précisément sa force de sa faiblesse et sa liberté d’un corps déficient. Un pied de nez aux canons et certitudes de la réussite selon le monde.
Non pas théoricien du bonheur, mais philosophe de la joie, Alexandre se meut comme un poisson dans l’eau dans le quotidien et l’utile tout de suite, ici et maintenant. Ainsi rend-il, par une pédagogie et un langage d’aujourd’hui, des concepts philosophiques difficiles accessibles à tous.
En conclusion: Lisez les livres d’Alexandre Jollien qui sont autant de respirations profondes qui permettent de mieux affronter les vicissitudes de la vie.
Père Claude

 

« Eloge de la faiblesse »
« le métier d’homme »
« La construction de soi »
Bonne lecture et bonnes vacances.

 

Jeûne, aumône et prière
Germain, évêque de Saint-Denis

Avant d’être patristique, la triade: jeûne, charité et prière est biblique, évangélique et liturgique (Ce texte est extrait de la deuxième partie de l’ouvrage de Mgr Germain: « Le jeûne », paru aux éditions Eugraph, en 1980). Dans le cadre de l’Église, qui est l’humanité en cours de restauration, ces trois éléments sont toujours en étroite liaison: le jeûne, l’aumône, la prière. Ces éléments sont pratiquement inséparables, tout comme le corps, l’âme et l’esprit sont indissociables chez l’homme. Mais il ne convient pas non plus de les confondre.
1. Le jeûne, nous l’avons vu,  est la particularité du corps, son labeur, non une obligation.
L’aumône, qui est une forme de charité, est une discipline et une vertu de l’âme, sa nourriture: par la charité l’âme s’engraisse.
La prière est une discipline et une attention de l’esprit envers le Seigneur et en même temps, une nourriture de l’esprit.
Vous remarquerez que cette triade restaure la triade anthropologique traditionnelle corps-âme-esprit.
2. Le corps humain est très individuel, par rapport à l’âme et à l’esprit, il est même ce qui est le plus individuel. Nous ne pouvons pas nous prêter nos corps réciproquement, et les greffes sont très souvent rejetées. Le jeûne Est donc un acte très individualisé, il se fait dans le corps, c’est un acte envers soi-même.
Vient ensuite l’âme, qui est moins individuelle que le corps, il y a des lignées et des groupes psychiques, on partage des goûts psychiques, des éthiques, des esthétiques. L’âme est l’instrument le plus puissant des relations entre les hommes. Son activité propre est la charité et l’aumône qui s’adressent au groupe, à la communauté, au prochain.
Enfin vient l’esprit: si l’on creuse profondément il apparaît « universel ». Nous le partageons tous, c’est-à-dire que nous l’avons « en commun ». La prière est l’activité de l’esprit de l’homme vers Dieu. La prière restaure son être entier.
Avec ces trois, le jeûne envers soi-même, l’aumône envers le prochain et la prière envers Dieu, l’Homme restaure son être entier.
3. Le corporel exprime le spirituel (et le théologique) mieux que le psychique: par exemple, les paraboles, comme toute la Bible, sont physiques.
Il s’ensuit que le jeûne-abstinence, acte corporel, entraîne très normalement et très naturellement un acte spirituel. Ceci n’est pas forcément vrai pour un acte psychique (par exemple un sentiment), qui peut n’avoir de liaison réelle ni avec le physique ni avec le spirituel. Ainsi, ne pas manger, jeûner, c’est se nourrir de Dieu, se coordonner avec le Verbe et respirer l’Esprit Saint.
Le jeûneur chrétien, qui ne mange pas, se nourrit mystiquement de la prière et ascétiquement soigne son âme par l’aumône: selon l’antique coutume, il donne aux pauvres l’argent qu’ il économise en jeûnant, c’est-à-dire, qu’il donne ensuite aux autres, car il n’est pas seul, il rend ainsi son âme plus vivante. Ne commencez pas par l’âme (l’aumône) mais par la prière et le jeûne.
D’où cette définition: le jeûneur se nourrit de Dieu pour nourrit les autres; par la tension vers Dieu, le jeûneur retrouve le prochain, par l’amour de Dieu il peut aimer le prochain.
4. Mais prêtons attention aux nuances qui rendent inséparables le jeûne, l’aumône et la prière.
a. Jeûner est bien, mais:
- Le jeûne sans prière risque, en brisant la triade, d’entraîner la suffisance ou l’orgueil, comme chez le pharisien.
Exemples de jeûnes sans prière: grève de la faim, perdre du poids pour la santé, élément esthétique, loi morale ou religieuse. Ce type de jeûne a cependant son efficacité: la grève de la faim anime la société, ce qui montre le lien réel entre le corps et l’âme (de même celui qui se brûle en place publique émeut l’opinion publique).
- Le jeûne sans aumône ou charité a pour piège l’égoïsme ou l’avarice.
B. L’aumône, qui procède de l’âme,  est bonne mais:
- L’aumône sans la prière est comme l’âme sans l’esprit: comme chez le pharisien, elle entraîne la vanité, la suffisance et quelque fois la domination. Cependant, l’aumône sans prière trouve son efficacité, elle est quasi nécessaire, elle aère l’âme des riches.
- L’aumône sans le jeûne, telle l’âme sans le corps ou l’opprimant, a pour piège le moralisme, la facilité, la distribution sociale.
c. La prière, tension et nourriture de l’esprit, est bonne mais:
- La prière sans jeûne, comme l’esprit sans corps, risque l’angélisme et l’illusion: Le Christ pratique le jeûne et expérimente la faim.  Satan, par contre, dit: « Vous êtres ascètes, vous jeûnez ? Moi aussi, mais je n’ai pas faim ! »
- La prière sans aumône, tel l’esprit sans âme, risque la dureté, la sécheresse et la froideur du cœur, l’injustice.
5. Notre triade anthropologique, corps-âme-esprit, se reflète entièrement dans le jeûne, détermine les trois aspects du jeûne corporel:
- Ascétique: ce jeûne est pour le corps , il est individualisé, dépend de soi-même. Quelqu’un devra jeûner ascétiquement, un autre pas du tout. Il n’y a pas de conseils généraux à donner: regardez-vous vous-mêmes.
- Psychique: ce jeûne est pour l’âme, il est social, il est fait davantage pour autrui que pour soi, il dépend du prochain (exemple: grève de la faim).
- Mystique: ce jeûne est pour l’esprit et il dépend de Dieu, comme le jeûne du Vendredi et du Samedi saints: « Voici, des jours viendront ou l’Époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront » (Matthieu 9:15)

Évêque Germain.






Paroisse St Léonard
Rte Aloïs-Fauquez 13
1018 Lausanne
Tel: 021/ 646 24 01
Prêtre: 077/ 452 40 39



Attention !
Plus de célébrations
le dimanche



Dimanche 5 juillet
5e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie

Dimanche 12 juillet
6e dimanche après la Pentecôte
Samedi: pas d’office (séminaire à St Nectaire)

Dimanche 19 juillet
7e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie

Dimanche 26 juillet
8e dimanche après la Pentecôte
Samedi: 19h Divine Liturgie


 

 

 


Lettre de Saint Léonard juin 2009

 

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

Eglise Orthodoxe de France

Rte Aloïs-Fauquez 13  1018 Lausanne  (Suisse)

Tel: 021/ 646 24 01  Portable Père Claude: 077/ 452 40 39

Claude.orthodoxielausannoise@gmail.com  

 

Le bonheur, clés en mains !

 

Nous voici arrivés à ce cinquième et dernier dimanche de ce temps liturgique dit daprès Pâques et nous célébrerons jeudi lAscension de notre Maître et Seigneur Jésus Christ.

En quelques mois, l
année liturgique débute avec le temps de lAvent, nous avons fait mémoire de tous les événements de la vie terrestre du Christ. LIncarnation, lenseignement, la Passion, la Crucifixion et enfin la Résurrection. Bientôt lAscension.

Certes, nous avons fait un acte de mémoire historique et cela peut être intéressant, mais surtout, par la liturgie, nous avons vécu dans notre cœur, notre âme, notre esprit, dans nos tripes et nos émotions tous ces événements qui sont pour nous, chrétiens de toutes les confessions, les actes voulus par Dieu pour le salut de la nature humaine, de toute la nature en général et de notre propre salut en particulier.

Alors, forts de cette espérance inouïe de la résurrection, courrons-nous dans le bonheur ? Et la question se pose immédiatement: qu
est-ce que le bonheur ? Une chose que lon atteint jamais !

Nous n
avons aucune action, aucun arrangement sur ce qui nest quun mythe qui séloigne plus il est recherché créant ainsi, du même coup, son antithèse: le malheur. Ainsi lhomme se rend malheureux, profondément malheureux, en recherchant désespérément ce quil ne peut atteindre parce que cela nexiste pas.

Alors, oublions le bonheur !

Et la joie ? Quest-ce que la joie ? Les pessimistes la verront comme de brèves périodes entre deux dépression. Les optimistes leur rétorqueront que la joie est un état naturel de lhomme et que lon peut être dans la joie même si lon est triste. Deux thèses philosophiques qui ne résolvent en rien de mal être profond de lhomme.

On ne peut pas être un imbécile heureux qu
encore émerveille le chant des oiseaux !

Mais avons-nous, en toute objectivité, une action quelconque sur notre état d
âme. Le terme daction est choisi en opposition à celui de réaction à des sollicitations extérieures. On confond souvent ces deux verbes croyant de la réaction est laction. La psychologie, la psychiatrie répondent « oui » et lindustrie chimique et pharmaceutique nous promettent le bonheur à grands coups de molécules et de profits gigantesques. La liberté dans une camisole chimique !

L
Eglise, quant à elle, répond positivement dans lespérance de la résurrection. Comment ? Elle invite lhomme à un changement existentiel par la foi et par la vie que commande cette foi. Une vie sans tricherie avec soi-même, sans moralisme, sans jugement sur soi et sur les autres. LEglise offre les sacrements qui sont autant de fenêtres ouvertes sur le divin. Un espace où lhomme entre en communion à la fois avec Dieu mais aussi avec toute la communauté des croyants.

Aujourd
hui les mots de crise économique, de dépression, de burn-out, de chômage; de toutes ces maladies liées au mode de vie sont courants. Écoutez les conversations autour de vous; le moins que lon puisse dire est quelles ne transpirent pas un optimisme délirant et moins encore le bonheur !

Et si la réponse au problème de la joie était en nous ?

Nous sommes des êtres en perpétuel changement. Aujourdhui nous ne sommes pas ce que nous étions hier et pas encore ce que nous serons demain. Nous sommes tous et chacun appelés à évoluer ! Nous sommes appelés à agir en nous et non à répondre à des conditionnements extérieurs.

Souvenez-vous des paroles d
un « père de lEglise »: Jean-Paul Sartre dans huis clos faisait dire à lun de ses personnages: « lenfer, cest les autres ». Cest faux ! Lenfer ce sont les projections que nous faisons sur les autres, ce que nous pensons quils disent de nous Et ce ne sont pas non plus les conditionnements extérieurs parce quils sont une réalité sur laquelle nous navons finalement aucune prise et aucun pouvoir sur leur existence propre.

Alors, quelle est la clé ? Positiver par la méthode Coué ? Cette chose n
existe pas parce que je la refuse ! Créer sa propre bulle, se replier en une position fœtale et protectrice, fuir le monde ?

Le Christ n
a pas fui. Le Christ est devenu homme. Dieu et homme, entièrement Dieu, entièrement homme. Il a été complètement homme. Comme nous, il a eu ses moments de découragement et de peur: « Que cette coupe passe loin de moi »; mais il a été jusquau bout nous ouvrant la voie du salut.

On ne peut pas changer le monde, mais on peut changer la perspective de notre regard sur le monde. Le Christ nous en donne aujourd
hui la méthode: « Tout ce que vous demanderez en mon nom au Père, il vous le donnera ». Le Christ définit ici LA priorité. Aimer Dieu nous amène à aimer nos frères non comme un devoir humaniste, mais comme une conséquence de notre relation personnelle avec la Divine Trinité. Et non pas le contraire en aimant nos frères pour arriver à aimer Dieu.

Il y a quelques années, l
Eglise de Rome, sétait lancée dans lexpérience des « prêtres ouvriers ». Ces hommes oeuvraient dans le monde du travail, participaient aux réunions syndicales, ne parlaient pas trop de Dieu pour respecter leurs interlocuteurs entretenaient dexcellents rapports sociaux. Ils avaient très certainement une action humaniste vraie, mais à laquelle manquait lenracinement vertical.Alors, par la suite certains ont quitté lEglise déçus, attristés et sont devenus dexcellents secrétaires syndicaux ou permanents du parti communiste.

Le Christ nous amène à un changement de perspective dans la vision du monde. Par la prière, par notre confiance (telle est la racine du mot foi) en Dieu nous acquerrons une autre lecture des événements du monde sans nous laisser guider et obséder par eux.

La prière vraie, alors, libère, apporte la joie ainsi que les sacrements la nourriture essentielle, existentielle pour affronter le monde. Mais attention, ajoutons qu
il ne sagit pas là dune opposition ou dune confrontation mais bien dune sanctification du monde.

Nous allons communier au Corps et au Sang du Christ. Sacrement de l
amour de Dieu mais aussi communion avec nos frères. Sacrement « vertical » et « horizontal », il nest pas lun sans lautre et encore moins lun contre lautre.Communions donc ensemble, comme si cétait la première fois, alors la joie de la Résurrection semparera de notre cœur et nous permettra de dire en vérité: Christ est ressuscité ! Amen,

Père Claude

Catéchèse

Le mot « eucharistie » signifie en grec: action de grâce; la liturgie eucharistique est, premièrement, le service (tel est le sens du mot liturgie) daction de grâces et de louanges, rendu à Dieu le Père par la communauté ecclésiale en remerciement pour toute lœuvre que le Christ, le Fils Unique, a accompli en notre faveur par son humanisation (incarnation) Sa mort et sa Résurrection.

L
Eucharistie désigne, deuxièmement la partie centrale de la liturgie, ce qui en constitue le cœur, à savoir: le rappel (mémorial) et lévocation du dernier repas que le Christ a célébré solennellement avec ses disciples la veille de sa Passion et durant lequel il leur a distribué le pain, son corps et donné à boire de la coupe de vin, son sang, le sang de la nouvelle alliance (voir Matthieu 16: 26-28, Marc 14: 22-24, Luc 22: 19-20).

Il ne s
agit pas, notons-le bien, dun simple souvenir, de la commémoration dun événement relégué dans un lointain passé. LEglise orthodoxe croit et confesse que le pain et le vin offerts et consacrés par linvocation du Saint Esprit (épiclèse) se transforment réellement en corps et sang du Christ. LEglise reçoit dans la foi les paroles de Jésus en saint Jean : « ma chair est la vraie nourriture et mon sang est vraie boisson; celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6:55). Le fidèle qui communie participe donc au corps et au sang du Seigneur; il sunit intimement à Lui et devient membre de son corps: il reçoit le pardon de ses péchés « ceci est mon sang, le sang de lalliance versé pour la multitude pour le pardon des péchés » (Matthieu 26:28); il possède désormais la vie impérissable « celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (jean 6: 54)LEucharistie est le plus important des sacrements, car cest lEucharistie qui fonde lEglise; par ce sacrement lEglise Est-ce quelle est: le Corps du Christ. Cest pourquoi, il convient de sapprocher de ce grand mystère « avec crainte de Dieu, foi et amour » (1), en reconnaissant son indignité et en sidentifiant au publicain et à la pécheresse de lEvangile.

Lecteur Eric Soguel

 

1. Cest par ces mots que le prêtre invite les fidèles à communier

Paroisse St Léonard

Rte Aloïs-Fauquez 13

1018 Lausanne

Tel: 021/ 646 24 01

Prêtre: 077/ 452 40 39

Dimanche 7 juin

1er dimanche après la Pentecôte

10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres

Mardi 9 juin

Saint Columba 19h Divine Liturgie

Dimanche 14 juin

2e dimanche après la Pentecôte

10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres

Samedi 20 juin

Quatre-Temps d'été

19h Divine Liturgie Dimanche: pas d'office

Dimanche 28 juin

4e dimanche après la Pentecôte

Pas doffice

 

 

A vos agendas !

 

Séminaire de la paroisse du 29 octobre au 1er novembre 2009 avec Mgr Germain de Saint-Denis

 

Jeudi 29: Le destin de lhumanité selon la Tradition.

Vendredi 30: Les Béatitudes où l
art de vivre heureux.

Samedi 31: le discernement des esprits.

Dimanche 1: Divine Liturgie pontificale

Le programme détaillé suivra

 

Pour cet été

Stages et séminaires

 

Du 11 au 15 juillet

Saint Nectaire

Promenade au

jardin des sages

ou initiation à la théologie

 

Ce stage organisé à St Nectaire en Auvergne proposera détudier et de discuter quelques caractères de la Sagesse vécue au sein des Eglises orthodoxes grecque et russe au 19e et 20e siècles.Le but de ces études sera dexaminer trois chapitres de la Sagesse vécue dans la Tradition orthodoxe contemporaine chez quelques saints et personnalités récents et de décrire leur nécessité et leur application éventuelle au Christianisme en Europe occidentale.

Ces trois chapitres de Sagesse sont:

- La Sagesse des Pères de l
Eglise contemporaine

Saint Séraphim de Sarov 18e-19e siècle

Saint Jean de Cronstadt 19e-20e siècle

Saint Nectaire d
Egine 19e-20e siècle

Saint Jean de San Francisco 20e siècle

- La lumière du dogme orthodoxe transmise par le bienheureux évêque Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky).

- Les deux lois sur lesquelles repose la création entière et son destin en relation avec les événements historiques, nationaux et internationaux contemporains.

Avec des exercices contemplatifs, le stage permettra de célébrer la liturgie (messe et heures canoniales) de l
Eglise orthodoxe, dexpérimenter la convivialité et de connaître en Auvergne, des chefs-dœuvres de la nature et du patrimoine chrétien de cette province (art roman).Monseigneur Germain, évêque de lEglise Orthodoxe de France, dirigera les séances de travail.

Renseignements pratiques, prix, réservation hôtel et transport:

021/ 646 24 01 ou 077/ 452 40 39 ou

Claude.orthodoxielausannoise@gmail.com

Du 16 au 24 août

 

St Antoine lAbbaye

 

Stage de chant liturgique

 

Stage de chant, pratique de la Divine Liturgie selon saint Germain de Paris

RENSEIGNEMENTS & INSCRIPTIONS

Diacre Vincent TANAZACQ
C/oBera Billaud
11 rue Chevreul
94100 ST MAUR DES FOSSÉS
01 41 81 43 43

 

 

 


Lettre de Saint Léonard mai 2009

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

Eglise Orthodoxe de France

Rte Aloïs-Fauquez 13  1018 Lausanne  (Suisse)

Tel: 021/ 646 24 01  Portable Père Claude: 077/ 452 40 39

Claude.orthodoxielausannoise@gmail.com 

  

Tel un grain de blé,

le Christ s’est laissé planter dans la terre.

Tel un grain de blé,

le Christ s’est laissé broyer par la meule.

Et tel l’épi étincelant de lumière,

le Christ Ressuscité nous apparaît,

Lui, le Pain de la vie éternelle.

Avec Lui ressuscite le monde enfermé

sous la tristesse du péché.

Avec Lui renaît l’homme brisé

par les attaques de l’Ennemi.

Avec Lui, le Christ vainqueur

de toute forme de mort,

nous revivons chaque matin.

Dans la joie du soleil nouveau de la Pâque,

le clergé et les fidèles disent avec vous :

CHRIST EST RESSUSCITÉ !
EN VÉRITÉ, IL EST RESSUSCITÉ !

 

Christ est ressuscité !

En vérité, Il est ressuscité !

Si vous étiez venus vendredi mais nous sommes venus quelques-uns dentre nous à votre place vous auriez vécu la Passion de notre Seigneur Jésus Christ, son élévation sur la croix, plantée au milieu de lunivers, sa mort et sa mise au tombeau.

Aujourdhui nous sommes sous lexplosion de la Résurrection.Passant de la tristesse à la joie, de l

abnégation effrayante du Fils de Dieu et Fils de lhomme à lélévation de lhumanité, la nôtre.On se demande souvent, au jour de la Résurrection du Christ, pourquoi la stupeur sempare-t-elle de nous qui sommes, dans une certaine mesure, des êtres vivants, en même temps quune joie qui na pas de cause monte à lintérieur et fait trembler lêtre tout entier ?

La réponse, me semble-t-il, est que le Christ a vaincu la mort par la mort.

On peut apprécier la mort sous trois aspects. Le premier aspect de la mort est une sorte de détournement de la paternité céleste - de Celui qui nous a engendrés par sa propre volonté Il a voulu lhomme, et la mort vient lorsquon Le quitte, lorsquon se détourne de Lui. Voici une première forme de mort.Mais le Père, en créant, n

est pas seul. Il est avec le Logos, son Verbe divin. Ce Verbe a mis en nous et avec nous toutes ces lois qui nous maintiennent et qui font de nous des êtres solides. Lautre forme de mort est la dissociation de ces lois en nous et de ces éléments qui nous constituent.Le Fils nest pas seul non plus avec le Père. LEsprit Saint de Dieu a soufflé la vie dans nos membres. Une troisième forme de la mort paraît face à cette donation de lEsprit de Dieu. Elle est le sommeil progressif: lorsque Lhomme implose progressivement sur lui-même, si lon peut dire, et senferme dans la nature, il vit quelques années et disparaît dans ces trois formes de morts.

En ce jour, le Christ a vaincu ces trois morts. Il l
a fait étant homme, car Il sest complètement dépossédé. Il a souffert, expérimentant cette mort qui est la dissociation de lêtre. Et enfin, Il sest humilié - on ne connaît pas plus humilié que Lui dans lhistoire. Cette humiliation a réveillé le monde, tué le sommeil de lâme, et fait surgir la vie nouvelle.

Nous sommes maintenant dépassés, tous, qui que nous soyons, et la joie monte dans notre être plénier car toutes les formes de mort sont vaincues, tuées, anéanties
ces morts pleines damertume qui ont créé la vallée de larmes.

Et curieusement, au plus profond de cette dissociation inimaginable de l
être, le Christ, comme vous le voyez sur licône de la Résurrection, a sorti Adam, cest-à-dire toute lhumanité, de la prison infranchissable des morts dans laquelle, étrangement, nous nous tenons comme si elle nétait pas une prison.

Allez donc dire aux êtres humains, un peu partout, que le Christ est ressuscité et que la mort est anéantie ! Que va-t-on nous répondre ? Peut-être comme une dame le fit, ici, voici plusieurs années: « Si ça vous fait plaisir, mon petit ! » Voilà, l
opinion générale ! La dame pense quil y a des choses plus sérieuses que celle-là !

Mais en vérité, Christ est ressuscité. A Lui la gloire dans les siècles des siècles. Amen.

 

Evêque Germain de Saint-Denis

Homélie du dimanche de Pâques 2006

 

Résurrection

Quajouter à la très belle homélie de saint Jean Chrysostome que nous avons entendue dans loffice des matines pascales. Saint Jean « Bouche dor » appelle tous et toutes a participer à la fête de la Résurrection, à la victoire de la vie sur la mort.

Que dire de plus ?

Peut-être faut-il souligner, ici, un aspect important qui est le rôle essentiel joué par les femmes dans l
annonce de la Résurrection au monde. Ce sont elle, qui, en effet, les premières, vont clamer au monde la Résurrection du Christ. Ce sont elles qui vont révéler aux apôtres la bonne nouvelle de la mort vaincue par la vie, de la Résurrection du Christ qui devient notre propre victoire sur la mort.

Elles portent la bonne nouvelle comme Marie a porté l
Incarnation du Verbe dans le monde. Marie, femme, vierge et Mère de Dieu qui a accepté en son cœur douvrir la porte de lhumanité au Verbe de Vie. Marie qui met au monde, qui est toujours présente comme mère, qui est au pied de la croix du supplice, qui est là au moment de la Résurrection.

La femme ou les femmes ont été souvent maltraitées par l
église ! Et pourtant, elles ont joué un rôle fondamental dans la vie terrestre du Verbe de Dieu. Dabord Marie, bien entendu, mais aussi cette femme étrangère (non juive) qui demande pitié et guérison et permet au Christ daffirmer luniversalité du salut de Dieu (Mat.15: 21-28); et cette femme qui verse sur la tête de Jésus un parfum de grand prix permet au Christ, qui laccepte, dannoncer sa Passion puis lEglise.Les hommes bavardent, causent de théologie, argumentent, dissèquent; les femmes de lEvangile vont à lessentiel: la foi et la Guérison. Telle cette femme qui veut toucher le vêtement de Jésus pour être guérie de ses pertes de sang. Ce Jésus qui fait remarquer le don du nécessaire de la veuve pauvre et le don du superflu des riches. Et cette Samaritaine qui ameute la ville en disant que le Christ est bien le Messie.

Dans un de ses poèmes Aragon écrivait que la femme est l
avenir de lhomme. Cest faux, elle est complémentaire à lhomme comme lhomme est complémentaire à la femme. Il ny a pas dopposition, de dualité mais une nature humaine commune avec des fonctions et, pour lEglise, des ministères différents.

L
Eglise, ou plutôt les hommes dEglise, ont trop longtemps vu la femme presque uniquement dans Eve la tentatrice de lhomme. Marie, Nouvelle Eve; Jésus, le Christ, Nouvel Adam ont transformé fondamentalement les rapports entre Dieu et lhomme qui est devenu par lIncarnation enfant du Père et co-participant au salut.

En ce jour de la Résurrection, il n
y a plus hommes, femmes et enfants mais bien des chrétiens qui chantent:

Christ est ressuscité des morts

Par la mort il a vaincu la mort

À ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie. Alléluia !

Annonçons la Résurrection du Christ au monde ! Tous et toutes, avec notre cœur, avec notre voix; dans la foi, dans l
espérance et dans lamour disons:

Christ est Ressuscité !

En vérité, Il est ressuscité !

Père Claude

Homélie jour de Pâques 2009

 

La Pentecôte

Pourquoi nous sommes-nous prosternés en priant lEsprit Saint de venir ? Les autres dimanches, nous ne nous prosternons pas car le dimanche est le jour de la Résurrection et que la Résurrection du Christ nous met debout, cest-à-dire en dehors de la condition mortelle. Nous restons debout le dimanche, nous contentant de nous incliner devant Dieu en tant que membres de la nature humaine sauvée de la mort, en tant que membres du corps du Christ ressuscité.

Et si aujourd
hui, le dimanche de Pentecôte, nous nous prosternons cest que nous demandons à lEsprit Saint de venir en personne dans notre personne comme Il est venu sur les disciples en « des langues qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres » et qui « se posèrent sur chacun deux ». Nous nous prosternons devant Dieu en tant que créature, en tant quesprit créé, en tant quindigne, car il y a un gouffre infranchissable entre Dieu et le détail que je suis. Lhomme est indigne dêtre secoué par le souffle violent de lEsprit Saint, puis dêtre éclairé, remarqué, puis illuminé. Pourtant cette secousse, comme « un vent violent », place la personne humaine, ce détail, hors du seulement humain et lui donne le mouvement car le seulement humain est immobile au regard de Dieu. Cette secousse intérieure provoque lécroulement de tous les murs que sont la répétition, linstallation et la résignation au seulement humain.

Et nous nous prosternons aussi car, à la lumière du feu de l
Esprit Saint, dans lesprit de lhomme réveillé et révélé à lui-même, les ténèbres du péché apparaissent, alors quon sétait habitué à elles, et à survivre en elles. Nous nous prosternons donc aussi en tant que pécheur,dans la crainte, car lEsprit Saint donne à chacun, sil le demande et si le temps en est venu, de voir ses fautes. Cest là un moment redoutable, intenable sans la grâce de Dieu, qui est lesprit de la crainte de Dieu. Il donne la force de voir son péché.

Cette prosternation du corps - elle évite de se prosterner devant des hommes ou devant des idoles - doit être une prosternation de l
esprit et une prosternation du cœur. Lesprit shumilie et le cœur se repent. Le feu du Saint Esprit - Il est un serviteur parfait, Il « bouscule » à la Pentecôte et selon la maturité de chacun - peut être alors reçu comme la lumière de la volonté de Dieu en ce qui concerne la personne. Il pousse à la vocation de lannée ou de toute une vie. Elle se révèle dans lévidence, dans le tremblement, la crainte de Dieu, car, comme Il nous la dit: « Mes pensées ne sont pas vos pensées ». A ce moment redoutable, lEsprit Saint qui est lEsprit de Vie devient lesprit de ma vie et donne la force et laudace de trouver ou de retrouver mon chemin car je lavais oublié, ou enterré, ou déformé.

Mes amis, le Père nous accorde ce que nous lui demandons au nom de son Fils et par l
Esprit Saint puisque par sa puissance infinie, à lépiclèse, le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang du Christ, nourriture de la vie éternelle. Aujourdhui nous le prions en plus de nous secouer, de nous éclairer et de nous guider dans son ineffable amour, par lEsprit Saint. Chacun peut ainsi ne plus se cacher à lui-même son vrai désir, son désir de fond, qui est le désir daller vers Lui et de Le recevoir, Lui, qui est la lumière qui ne séteint pas, la seule richesse qui ne meurt pas et la seule joie sans cause ni fin.

Père Bernard

Homélie du dimanche de Pentecôte 1999

 

Paroisse St Léonard

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1018 Lausanne

Tel: 021/ 646 24 01

Prêtre: 077/ 452 40 39

Dimanche 3 mai

3e dimanche après Pâques

10h Laudes et Divine liturgie Samedi: 19h Vêpres

Mardi 5 mai

Saint Hilaire d'Arles

19h Divine Liturgie

Dimanche 10 mai

4e dimanche après Pâques

10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres

Dimanche 17 mai

5e dimanche après Pâques

10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres

Jeudi 21 mai

Ascension

19h Divine liturgie

Dimanche 24 mai

Dimanche dans l'octave de l'Ascension

10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres

Dimanche 31 mai

Pentecôte

10h Laudes et Divine liturgie Samedi: 19h Vigiles

 

Cours d'introduction

à la théologie orthodoxe

Droit canon et dogmatique

Mardi 5 mai dès 20h 15 après la Divine Liturgie


Christ est ressuscité !

  

Christ est ressuscité ! En vérité Il est ressuscité !

 

salutation pascale en langues

§  Grec - Christos Anesti ! Aleithos Anesti !  Χριστός Ανέστη ! Αληθώς Ανέστη !

§  Slavon - Christos Voskrese ! Voistinu Voskrese !

§    Latin - Christus resurrexit ! Resurrexit vere !

§  Italien - Cristo è risorto ! È veramente risorto !

§  Allemand - Christus ist auferstanden ! Er ist wahrhaftig auferstanden !

§    Portugais - Cristo ressuscitou ! Verdadeiramente ressuscitou !

§    Catalan - Crist ha ressuscitat ! Veritablement ha ressuscitat !

§    Espagnol - Cristo ha resucitado ! Verdaderamente, ha resucitado !

§    Roumain - Hristos a înviat ! Adevărat a înviat !

§    Anglais - Christ is risen ! Truly, He is Risen !

§  Breton - Dassoret eo Krist ! E wirionez dassoret eo !

§  Suédois - Kristus är uppstånden! Ja, Han är verkligen uppstånden!

§  Norvégien - Kristus er oppstanden! Han er sannelig oppstanden!

§  Danois - Kristus er opstanden ! Sandelig Han er Opstanden !

§  Serbe - Christos Voskrese ! Vaistinu Voskrese ! Христос Воскресе ! Ваистину Воскресе !

§  Russe - Khristos Voskrese ! Voistinu Voskrese ! Христос Воскресе ! Воистину Воскресе !

§  Tchèque - Kristus vstal z mrtvých ! Vpravdě vstal z mrtvých !

§  Japonais - Harisutosu fukkatsu ! Jitsu ni fukkatsu ! -  ハリストス復活!実に復活!

§  Coréen - Kristo Gesso ! Buhar ha sho Nay !

§  Esperanto - Kristo leviĝis! Vere Li leviĝis!

§  Arabe - Fus'hah, i.e. - Al-Masih-Qam ! Hakkan Qam !

§  Hébreu  - Ha Masheeha houh kam ! A ken kam !


Lettre de Saint Léonard avril 2009

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

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Prière de saint Ephrem

"Seigneur et Maître de ma vie, l'esprit d'oisiveté, de découragement,

de domination et de parole facile,

éloigne de moi !

L'esprit de pureté, d'humilité, de patience et de charité,

donne à ton serviteur.

Oui, Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes et

de ne pas juger mon frère.

Car Tu es béni aux siècles des siècles".

Le Carême

Soyons positifs ! Parce que le Carême n’est pas une période triste. C’est précisément un temps d’ouverture de l’homme au Mystère du salut, une porte ouverte sur le divin.

Le jeûne et la pénitence sont d’abord des attitudes intérieures, des dispositions du cœur de l’homme qui se prépare à recevoir, à accueillir le sacrifice du Christ. Il prépare sa maison intérieure, met des habits neufs et s’apprête en vérité à participer au banquet offert par le Maître de la maison.

Le Carême est ce temps de préparation à l’invitation du Christ. Cette invitation est personnelle et intransmissible. Elle n’est pas, non plus, une convocation ou un ordre de marche.

L’homme est libre d’accepter ou de refuser l’invitation de Celui qui l’appelle à la collaboration, à la participation à l’histoire de son salut personnel.

Tel est, par ailleurs, le sens des sacrements, du baptême, de l’eucharistie, de la pénitence: la participation et la collaboration de l’homme. Cyrille de Jérusalem le rappelle en disant à propos du baptême de Simon le Magicien: « Il fut immergé mais non illuminé; il plongea son corps dans l’eau mais n’assura point à son cœur la lumière de l’Esprit; son corps descendit et remonta mais son âme ne fut pas mise au tombeau avec le Christ ni ne ressuscita avec lui ». En un mot: l’homme extérieur avait répondu à l’invitation alors que le cœur refusait l’appel du Christ.

Le grand Carême, celui de Noël, les jours de jeûne sont les temps de préparation qui permettent en vérité d’être co-participants à la noce à laquelle nous invite l’Epoux.

Si le sens du Carême est bien connu, souvent intellectuellement, comment le pratiquer aujourd’hui dans une société de consommation axée sur le profit, le rendement à tout prix. Pénitence en grec se traduit par « métanoïa ». C’est-à-dire par conversion, renversement, changement d’optique ou remise en question.

Le jeûne alimentaire fait partie de ce processus mais il n’en est pas la finalité. Il est un moyen, un outil et non un but.

Certes, il est bon de jeûner mais il n’est pas un régime alimentaire pour personnes ayant quelques kilos à perdre. A ce propos, il est bon de savoir pourquoi on pratique le jeûne.

Le jeûne alimentaire doit apporter l’équilibre et non révéler ou être source de déséquilibre à la fois alimentaire mais surtout spirituel.

L’homme mesure, par le Carême, ce qu’est le péché: la séparation d’avec Dieu. Le Carême vise donc à réduire cette distance que l’homme a mise entre lui et son Créateur.

Retrouver l’intimité divine, abolir, autant que possible, la séparation d’avec Dieu, respirer l’odeur de Dieu, s’approcher tel est le sens du Carême et de ce temps de métanoïa.

Se recentrer sur Dieu en donnant les véritables priorités à Dieu. En nous redéfinissant, nous-mêmes personnellement par rapport à Dieu mais aussi envers nos frères.

La transformation, rénovation et conversion de l’homme intérieur induira de fait le changement de l’homme extérieur. Et non le contraire !

Ouvrir son cœur et son intelligence à la lumière de l’Esprit, mettre son âme au tombeau, comme le disait saint Cyrille de Jérusalem signifie le vrai sens du Carême: se dépouiller des passions, de l’inutilité des pensées pour se tourner uniquement vers Dieu par la prière.

Ainsi notre prière de pénitence ne sera pas un acte d’auto flagellation psychique, une remise en question morale ou encore un acte liturgique ou social mais bien une conversion qui permettra à l’homme d’accueillir en vérité la joie et la folie de la Résurrection. Le Carême est le temps de la conversion et tel est le sens du mot de pénitence. Tel est aussi le sens du baptême. Tel devrait être le sens de toute notre vie: un Carême permanent, une conversion journalière.

Le dépouillement des pensées, des biens de consommation, la lutte contre les passions sont des actes indispensables pour recentrer et sanctifier notre relation avec Dieu.

Quittons l’homme ancien, ôtons les habits du péché pour revêtir les habits de lumière et ressusciter avec le Christ. Participons au banquet de notre Maître Seigneur Jésus Christ.

Faisons ce Carême dans la joie de la rencontre avec Dieu et avec nos frères, jeûnons (le jeûne n’est pas seulement alimentaire) et parfumons notre tête pour que notre conversion soit celle de notre être entier corps, âme et esprit.

La Semaine Sainte

En entrant dans la Semaine Sainte, nous qui nous sommes convertis durant le Carême, abordons ce qu’il faut appeler le processus de la mort et de la résurrection. De la vie terrestre, historique de Jésus de Nazareth en tant qu’homme et la marche du Christ Dieu qui va souffrir, entrer dans la mort pour la vaincre et finalement ressusciter. Nous entrons au cœur du mystère chrétien en nous abandonnant à l’amour de celui qui donne sa vie pour le rachat de nos péchés.

Homme et Dieu à la fois il unit par sa Passion l’humanité à la Divinité. Il rachète le péché d’Adam, il n’abolit pas le péché, mais donne la possibilité à l’humanité de retrouver l’intimité divine perdue par la prévarication de notre premier père. Il est le nouvel Adam.

Le Christ signe ainsi de son sang la nouvelle alliance entre Dieu et sa créature.

La Semaine Sainte que nous célébrons débute aux Rameaux pour se terminer le samedi avant la nuit de la Résurrection. Le Carême nous a préparé à ce moment qui n’est plus celui de la purification mais de l’action.

Rappelons-nous aussi que cette action débute avec l’Annonciation et l’Incarnation quelques trente années auparavant. Ainsi l’enfant de la crèche, l’enseignant du Sermon sur la Montagne, le Christ de la Sainte Cène sont celui de la Passion et de la Résurrection.

Ainsi, dans l’action, le Christ nous entraîne avec lui dans la mort pour renaître ensuite transformés.

La Passion du Christ est aussi notre propre passion. Comment oser dire cela ? Les souffrances du Christ en croix sont nos propres souffrances, la mort de Dieu supplicié est notre propre mort; il a bu le vinaigre pour nous et avec nous. Par amour pour nous, Dieu est devenu homme, non par apparence, tout en restant pleinement Dieu.

Sur la croix, Dieu et l’homme se rejoignent dans une synergie parfaite. Sans la participation active de l’homme, la croix et la résurrection auraient été d’une parfaite inutilité.

Ainsi la Semaine Sainte, pour le Chrétien, n’est pas une commémoration du souvenir des souffrances et de la mort du Christ mais une participation active à celles-ci. Notre vieil homme est symboliquement crucifié avec le Christ.

L’antique séparation libre et volontaire de l’homme avec Dieu trouve son épilogue dans l’acte suprême du Christ qui souffre et s’offre lui-même à ceux qui, par un acte de foi lui aussi libre et volontaire, peuvent l’accepter en vérité.

Ce temps de la Passion n’est plus celui des grandes discussions théologiques mais bien celui de l’agir objectif et vital de l’homme qui accompagne le Christ dans ses souffrances, dans sa mort, dans le tombeau. Et cet homme, c’est toi, moi, nous tous, personnellement. Toutes les prières, tous les offices de cette Semaine Sainte tendent à cela: nous rendre co-participants à cet immense Mystère de la Croix.

Paradoxalement, le supplice est un acte qui donne la vie, la barre horizontale de la croix appelle à la verticalité de l’être en Dieu. La Semaine Sainte nous fait passer du non être à l’être en Christ qui est Dieu avec le Père et le Saint Esprit.

Là, nous ne sommes plus dans la reconnaissance des péchés, petits et grands, dans la morale. Nous sommes dans l’existentiel. Nous sommes au cœur et nous sommes au centre de l’amour de Dieu pour nous. Faisons mourir le vieil homme, approchons-nous, autant que cela nous est possible du Christ Dieu souffrant sachant que c’est nos propres souffrances qu’il a prise sur lui tel un Agneau que l’on emmène à la boucherie.

Père Claude

La Résurrection

 

Homélie de Saint Jean Chrysostome (lue pendant l’office)

Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse solennité. Tout serviteur fidèle, qu’il entre avec allégresse dans la joie de son Seigneur. Celui qui a porté le poids du jeûne, qu’il vienne maintenant toucher son denier. Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu’il reçoive aujourd’hui le juste salaire. Celui qui est venu après la troisième heure, qu’il célèbre la fête dans l’action de grâce. Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu’il n’ait aucun doute, il ne sera pas lésé. Si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure, qu’il approche sans hésiter. S’il a traîné jusqu’à la onzième heure, qu’il n’ait pas honte de sa lenteur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier comme le premier ; il accorde le repos à l’ouvrier de la onzième heure comme à celui de la première. Il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci. Il donne à l’un, il fait grâce à l’autre. Il accueille les oeuvres, il apprécie le jugement ; il honore l’action et loue l’intention. Aussi, entrez tous dans la joie de notre Seigneur. Premiers et derniers, recevez le salaire. Riches et pauvres, chantez en choeur tous ensemble. Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour.

Vous qui avez jeûné, et vous qui ne l’avez point fait, réjouissez-vous aujourd’hui. La table est prête, mangez-en tous ; le veau gras est servi, que nul ne s’en retourne à jeun. Jouissez tous du banquet de la foi. Que nul ne déplore sa pauvreté car le Royaume est apparu pour tous.

Que nul ne se lamente sur ses fautes, car le pardon s’est levé du tombeau. Que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a libérés. Il a détruit la mort, celui qu’elle avait étreint. Il a dépouillé l’enfer, celui qui est descendu aux enfers. Il l’a rempli d’amertume, pour avoir goûté de sa chair. Isaïe l’avait prédit en disant : "l’enfer fut rempli d’amertume lorsqu’il t’a rencontré" ; rempli d’amertume, car il a été joué ; bouleversé, car il fut mis à mort ; bouleversé, car il fut anéanti. Consterné, car il saisit un corps et trouva un Dieu. Il prit de la terre et rencontra le ciel. Il saisit ce qu’il voyait, et tomba sur celui qu’il ne voyait pas.

O mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire.

Le Christ est ressuscité et tu as été terrassé. Le Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie. Le Christ est ressuscité et voici que règne la vie. Le Christ est ressuscité, et plus un mort au tombeau, car le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis. A lui, gloire et puissance dans les siècles des siècles Amen.

Paroisse St Léonard

Rte Aloïs-Fauquez 13

1018 Lausanne

Tel: 021/ 646 24 01

Prêtre: 077/ 452 40 39

Dimanche 5 avrilDimanche des Rameaux

10h Laudes et Divine Liturgie, bénédiction des rameaux Samedi: 19h Vigiles

Samedi 11 avrilSamedi Saint Nuit de la Résurrection

21h Messe des eaux, vigiles pascales, liturgie de la Résurrection.Agapes à la chapelle. Dimanche: pas d'office

Dimanche 19 avril1er dimanche après Pâques

10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres

Mardi 21 avrilSaint Anastase 19h Divine Liturgie St Jean Chrysostome

Dimanche 26 avril

2e dimanche après Pâques10h Laudes et Divine Liturgie Samedi: 19h Vêpres

Cours d'introduction

à la théologie orthodoxe

 

Droit canon et dogmatique

Mardi 21 avril dès 20h 15

après la Divine Liturgie


Lettre de Saint Léonard mars 2009

PAROISSE ORTHODOXE

SAINT LEONARD

Eglise Orthodoxe de France

        

Rte Aloïs-Fauquez 13  1018 Lausanne  (Suisse)

Tel: 021/ 646 24 01  Portable Père Claude: 077/ 452 40 39

Claude.orthodoxielausannoise@gmail.com 

"Seigneur et Maître de ma vie, l'esprit d'oisiveté, de découragement,

       de domination  et  de parole  facile,            

éloigne  de moi !

        L'esprit de pureté, d'humilité, de patience et de charité,            

donne à ton serviteur.

     Oui, Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes et          

de ne pas juger mon frère.

Car Tu es béni aux siècles des siècles". (Saint Ephrem) 

Lettre de Saint Léonard

Soyons en silence !

Le texte que nous publions est celui de l’introduction de la retraite prière et silence au monastère de la Transfiguration 

Un constat assourdissant !

Nous allons parler… du silence. Notre société agitée de supporte pas le silence. Dans les tensions dues au travail, à la fréquentation de la société, dans les loisirs ainsi que dans tous les actes anodins de la vie le silence devient insupportable.

Outre les bruits quotidiens des machines de production, des véhicules, du travail; l’homme moderne introduit partout une sorte de bruit de fond qui couvre chaque instant de silence ou de solitude. Cet homme apeuré remplit alors son existence de bruits jusqu’en des endroits les plus intimes pour tromper l’angoisse qu’il a de se retrouver face à lui-même.

La consommation frénétique de bruits et de biens prend les allures d’une fuite en avant, de la négation de la personne pour appartenir à un groupe, se fondre et se réfugier dans une société qui le manipule. L’homme, alors, n’est plus une personne mais devient un individu.

Alors, l’homme ne pense plus, il répète. Il n’agit plus, il réagit ou subit. Il ne se nourrit plus, il avale. Il n’achète plus, il consomme. Il ne parle plus, il téléphone. Il ne dialogue plus, il monologue.

Dans ce Mac Donald du prêt à penser, de la malbouffe intellectuelle, sociale, alimentaire; aucune place, pas un instant, pas un temps mort. Pas le temps de souffler. Pas une respiration. Car si les hommes respiraient, la société serait remise en question et s’écroulerait comme un château de cartes. Le silence est révolutionnaire ! « Sous les pavés, la plage ». L’acte que nous vous proposons est en premier lieu un acte personnel, la décroissance sociale pour la croissance intérieure.

Quelle démarche ?

Et nous, face à notre miroir ou en regardant dans le rétroviseur de notre propre existence, nous qui faisons ce constat alarmant, reconnaissons que nous sommes fatigués !

Aspirons-nous au repos ou au silence ?

Voulons-nous faire une pause, souffler, faire le vide ?

Aussi louable soit-elle cette démarche n’est pas celle du silence !

Le silence n’est pas une simple absence de bruit mais un choix ou une sélection de ce que nous voulons et pouvons entendre et accepter de notre entourage. Le silence n’est pas le vide. Notre propos sera donc en premier lieu de faire un peu de place dans notre maison intérieure pour y placer de nouveaux meubles, pour la remplir. Le silence, c’est plein ! Le silence n’est pas un lit douillet mais une route où l’on marche droit, debout, … à l’écoute. Le silence est exigeant, il est actif. 

Ce que le silence n’est pas !

Le silence n’est pas une fuite. Deux exemples, dont un d’apparence absurde, pour nous faire comprendre les pièges à éviter.

Les jeunes qui se promènent dans la rue avec leurs appareils de musique vissés aux oreilles écoutent souvent et trop fort une musique très rythmée qui pourra leur valoir des problèmes auditifs graves. Curieusement, on peut dire que, paradoxalement, ils pratiquent une forme de (faux) silence ! Ils sélectionnent ce qu’ils veulent bien entendre, ils vivent dans leur bulle, le monde extérieur leur est étranger. Ils sont sourds et complètement déconnectés.

L’autre exemple est celui de la fuite du monde par protection. Créer une bulle où  rien ne peut plus nous atteindre. Se donner des airs de vieux sage, créer un personnage qui n’est que factice parce que ce (faux) silence n’ est en réalité qu’ un mur de séparation d’avec le monde.

Avez-vous remarqué combien la vie moderne capte notre attention sans même que nous nous en rendions compte ?

Lorsque nous conduisons notre automobile, les signaux, les interdictions, les obligations, le code de la route, la conduite et la circulation nous sollicitent une attention intensive. Le travail, les cadences de travail ne laissent aucun répit. Il faut être productifs.

Même lorsque vous marchez paisiblement en ville, les sollicitations sont nombreuses. Votre attention est captée par la publicité, la circulation, les feux, les lumières, les bruits et les règles. 

Le silence intérieur

Le silence extérieur, nous l’expérimenterons, n’apporte pas de manière immédiate le silence intérieur. Bien au contraire ! Il peut être un révélateur redoutable de l’état de notre être intérieur.

On ne peut donc pas proposer le silence à tout un chacun. On ne peut faire silence sur commande, d’un seul coup, parce que le silence n’est pas le vide.

Les pensées, les états d’âme surgissent alors et se télescopent en nous ne créant non pas la paix et l’équilibre recherchés mais bien un état de confusion et d’agitation psychologiques ou spirituels de l’homme à la rencontre de son « moi » devenu un étranger.

Cette sensation désagréable est la première étape que nous traverserons. Elle est celle du constat. L’être que nous sommes n’est pas celui que nous croyons être. Nous ne correspondons pas à l’image que nous nous faisions de nous-même.

Cette étape, beaucoup d’hommes et de femmes d’aujourd’hui la connaissent à l’occasion des circonstances de la vie, du chômage, de la maladie…C’est la dépression, le burn-out. Ces maladies typiques de l’homme d’aujourd’hui sont dues, essentiellement, à un mode de vie qui ne Correspond plus aux aspirations fondamentales  de l’homme. Et si nous sommes, ici, à St Marcel, c’est que nous en avons conscience. Cette phase que nous appellerons « dépressive » peut être dépassée. 

Une méthode ?

Comment ?

En prenant conscience de soi-même ! En reprenant contact avec son corps, son environnement. En respirant physiquement et intellectuellement et spirituellement. En se reconnaissant comme une personne importante, unique, un être irremplaçable tant aux yeux de Dieu que pour les autres. En passant du personnage virtuel à la personne consciente.

Pour cela il n’existe pas de méthode universelle. Chacun avance selon le rythme qui lui est propre. Tout au plus, pouvons-nous indiquer quelques pistes: Pour commencer, prendre une page blanche et y écrire ce que nous trouvons de positif en nous. Il n’y en a certainement plus que ce que nous croyons ! Placer sur une autre page, le négatif, ce que nous désirons changer. Ce sera en quelque sorte, une forme de journal de retraite appelé à évoluer ces jours et après notre retour.

Se placer dans l’église, face à l’icône du Christ. Contempler, prier, tenter d’être avec et dans le Christ. Savoir que l’on peut tenir cinq minutes de vraie prière sur des heures de contemplation ou même de célébration de la Divine Liturgie.

En marchant, en contemplant la nature, le travail de l’homme, en prenant conscience du monde qui nous entoure. En étant plus spectateur qu’acteur. Le spectateur n’est pas inactif puisqu’il reçoit, prend, attrape, ramasse, récolte.

Toutes ces pistes, elles sont multiples selon notre propre expérience, visent à un seul et unique but: prendre possession de soi-même en écoutant sa propre respiration. Prendre Conscience de sa propre vie. Exister en dehors de obligations sociales de toutes sortes. Et de poser ces questions hors de la pression de l’utilité, de l’action.

 

Questionnement

 

Qui suis-je vraiment ? L’image que j’ai de moi (et celle que je donne aux autres) Est-ce un leurre, un artifice avec lequel je joue et me trompe moi-même ? Suis-je mon meilleur ami ou mon meilleur ennemi ? Suis-je vrai ?

Cette vérité sur moi-même m’est-elle supportable ? Ma vie, le sens que je lui donne, est-il en adéquation avec ce que je suis au plus profond de moi ? Sachons aussi que nous nous arrangeons toujours, plus ou moins bien, avec ces questions et que l’équilibre entre l’être que nous sommes vraiment, celui que nous croyons être, celui que nous montrons aux autres (et à Dieu) est des plus précaire. Il est toujours remis en question par chaque acte que nous faisons ou parole que nous prononçons. Et cela, à chaque minute ou seconde de notre vie.

Quel est le sens de ma prière ?  Pourquoi est-ce que je prie ?  Comment ? Qui est au centre de ma prière: Dieu ou ma petite personne ?

Le silence n’est pas le vide parce que le vide n’existe pas. Il oblige l’homme à la vérité sur lui-même, il le confronte à la réalité de son existence, à son être. Le questionnement est incontournable. Il peut être pénible et peut-être impossible à certains. Ce premier silence, cet apprentissage, ces retrouvailles ne nous mettent  pas immédiatement en contact avec notre propre « moi ». C’est une étape par laquelle il faut passer. Se reconnaître, se connaître et se supporter pour vivre en accord avec soi-même et prier Dieu en vérité.

Savoir ce qui est utile. Oser dire que l’inutilité au sens du monde n’est pas l’inactivité. Identifier ses pensées, sélectionner ce qui est inutile ou superflu en nous, ouvrir et cultiver, jardiner et arroser notre âme. Tel est le sens de De ce silence actif que nous vous proposons. Cette pratique, des plus actives qui soit, n’est pas celle de la dépression au sens psychiatrique du terme mais bien celle d’une gestion de la pression qui peut permettre à l’homme de s’ouvrir, de quitter la bulle dans laquelle il se meut pour aller au-delà, vers Dieu et vers les autres.

Résultats

L’homme moderne aime les résultats !  Nous n’avons pas de résultats à vous proposer. C’est vous qui détenez les clés de vos prisons intérieures. Chacun d’entre-nous a ses fers, ses portes. Ses boulets.

Lorsque le forgeron travaille une pièce, il en voit immédiatement le résultat; de même pour le boulanger.

Le paysan, le jardinier qui sème des graines devra attendre la pleine saison pour récolter les fruits de son travail.

L’éducateur, l’instituteur, le médecin, le thérapeute, le prêtre, le maître spirituel ne verront peut-être jamais la finalité ce qu’ils ont participé à former ou modeler.

Un goût d’inachevé

Nous partirons d’ici avec un goût d’inachevé qui sera un nouveau commencement dans notre vie de tous les jours. Nous nous frotterons à notre être intérieur avec le regard interrogateur de celui qui se découvre avec un peu de distance, qui tente de quitter le psychique pour entrer, un peu, dans le spirituel.

Pour prier, il faut être apaisé. Bien sûr, il peut y avoir le cri, la révolte. La prière, c’est aussi cela. Mais elle est avant tout une rencontre active entre Dieu et l’homme qui prie. Cette activité prend alors tout son sens lorsque le Christ dit :

Heureux les pauvres en Esprit, car le Royaume des cieux est à eux.

Père Claude

Mercredi 25 février - Mercredi des Cendres

19h Divine liturgie des présanctifiés  Rite de pénitence, bénédiction et imposition des cendres

Dimanche 1er mars - Quadragésime - 10h Laudes et Divine Liturgie  Samedi: 19h Vêpres 

Samedi 7 mars - Quatre-Temps de printemps - 19h Divine liturgie  Dimanche: pas d'office 

Dimanche 15 mars - 3e dimanche de Carême - 10h Laudes et Divine Liturgie  Samedi: 19h Vêpres 

Dimanche 22 mars - 4e dimanche de Carême - 10h Laudes et Divine Liturgie  Samedi: 19h Vêpres 

Dimanche 29 mars - 5e dimanche de Carême - 10h Laudes et Divine liturgie  Samedi: 19h Vêpres 

Mardi 31 mars - Saint Benjamin - 19h Divine liturgie des présanctifiés